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          On dirait le sud...

lundi 8 février 2010

De la façon de dire que c'est fini

Bon, ca fait plus de 6 mois que je n'ai rien écrit sur ce blog. Non pas que je me sois rabattu sur les réseaux sociaux (en fait si mais c'est pas la question) mais je n'habite plus dans le pays semi-froid depuis maintenant septembre.

Après c'est vrai que je n'avais rien foutu ici-bas cet été non plus.

Soyons honnêtes, les mois de juillet et août ont été très occupant mais c'est surtout une combinaison de lassitude d'écrire, de rush lié à la fin qui approchait pour mon stage et d'activité sociale plus que prenante qui ont fait que je me suis tu d'un coup. Tout ca ensemble.

Lassitude d'écrire parce que je ne trouvais plus facilement d'inspiration ou d'histoires à raconter.

Rush parce que c'est toujours à la fin d'un projet qu'on s'aperçoit qu'il nous manque du temps pour faire ce qu'on souhaitait faire.

Activité sociale parce que mine de rien, l'impro ca en bouffe du temps, un énorme bisou à mes ouailles avec qui j'ai passé un très bon été d'ailleurs.

Puis vint le moment du retour au pays, les retrouvailles, le rythme à changer, puis au moment où on commençait à s'ennuyer, on recommençait un nouveau boulot, en l'espèce une thèse donc, qui, comme toute thèse, va durer au moins 3 ans, mais dans le pays d e mon enfance, à Toulouse.

Je mets donc ce blog en coma prolongé avec commentaires fermés et je verrai en fonction des fréquentations mensuelles si je le garde sous respirateur ou pas.

Pareil, si l'envie m'en prend un jour, je finirai peut-être "De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu", c'est ballot, il me reste que 3 scènes à finir...

lundi 29 juin 2009

Des précisions concernant le mode de vie estival des scandinaves

L'université de Lund est déjà peu agitée pendant l'année scolaire, l'été ca devient aussi vide qu'une gay pride au Vatican.

En revanche, la ville prend d'autres couleurs, la moyenne d'âge prend 20 ans dans les gencives en l'espace de quelques jours, c'est comme si les habitants (parce que il y a des habitants dans cette ville) sortaient de leur hibernation et s'éveillaient à la vie sociale extérieure durant les 3 mois qui leur sont accordés dans l'année par la cabale des étudiants.

La coutume vestimentaire varie elle aussi selon la saison, au moindre rayon de soleil, les pulls et les manteaux disparaissent au profit des tee-shirts, shorts et chemises ouvertes. Ca ressemble à des villes estivales méditerranéennes, avec une grosse différence non négligeable, les gens ne transpirent pas comme des touristes sur la croisette, ils restent sûrs d'eux en toute circonstance. Ca rajoute à leur charme nordique.
Mais ils emploient tout de même un code vestimentaire en décalage d'environ 10 degrés par rapport à Toulouse par exemple, c'est à dire que les vêtements que l'on affiche par 25 degrés dans le sud (en dessous de Montauban), ils les portent à partir de 15 degrés (à une vache près, mon pifomètre n'est pas bien calibré).

Donc jusqu'à présent, je décrirait la vie sociale estivale du suédois comme ceci :

Le suédois tropical aime sortir son nez lors des premières chaleurs estivales, le suédois tropical aime à flâner dans les endroits verts quand son emploi du temps et la météo le lui permettent, le suédois tropical apprécie également de se dorer la pilule sur la plage suédoise tropicale.

Sur ce dernier point toutefois il convient d'apporter quelques précisions. Peut-être pas partout mais les plages que j'ai vues ne sont pas des plus glamour, pleines d'algues qui sentent le poney des mers parfois, et on se fiche un peu de savoir si il y a un chantier à coté parce que de toutes facons on ne se baigne pas dans l'eau, non seulement elle est froide, mais en plus on a pieds presque jusqu'en Pologne. Les vrais nageurs doivent aller sur le ponton à quelques centaines de mètres de là. Ca n'empêche pas la plage tropicale suédoise d'être chaleureuse et somme toute un endroit rêvé pour bronzer ou selon le degré d'inattention cramer. C'est un peu St Tropez, les monokinis en moins...

dimanche 21 juin 2009

Des plages et des colliers de fleur

Parmi les particularités culturelles de ce grand pays, il en existe une qui consiste à avoir des veilles de jours fériés où personne ne vient travailler et où tout est fermé. Le Midsummer en fait partie. C'est le jour où l'on célèbre le début de l'été, c'est précis à une vache près parce qu'ils préfèrent fêter ca un samedi plutôt que pile le 21 juin. Mais la veille est également chômée sans que ce soit dit officiellement. Paraît-il que les deux seuls jours correspondant à cette règle sont le reveillon de Noël et la veille du Midsummer, une fête chrétienne et une fête païenne, ca équilibre.

Néanmoins, et bien que je sois dans la partie tropicale de la Suède, en ce moment il n'y a que 2 ou 3 heures de nuit ici, le jour se lève vers 3 heures, c'est beau, et c'est un très bon entraînement pour dormir en plein jour parce qu'ils n'ont pas de volets aux fenêtres.

Traditionnellement, le Midsummer est fêté d'une manière qui nous ferait penser à une joyeuse communauté de hippies. Ca s'habille de couleurs printanières, ca porte des colliers de fleurs et ca danse autour d'un grand feu de bois en chantant. Les jeunes ont évidemment rajouté à ceci une autre occasion de faire la fête. Bien qu'il est vrai que j'ai raté la fête beatnik, à mon grand dam, j'ai participé à une très sympathique soirée. Ca avait lieu à 2 heures de bus de chez moi, c'est à dire environ 60 bornes à vol d'oiseau mais on va pas chipoter, les coins perdus sont quand même bien desservis par les transports régionaux. Tout au bord de la mer, dans un coin plat, mais vraiment plat alors hein. Bien qu'ayant amené mes affaires de plage, je n'ai pas eu le courage de m'y baigner, non pas à cause de la température, mais à cause de l'état de la plage qui regorge de déchets végétaux et y donne une odeur très désagréable, y'a que les mouettes qui aiment.

En ce moment je suis en train d'entendre sur France Info que c'est la fête de la musique ce soir, je souhaite donc une bonne fête de la musique à tous ceux qui en profiteront !

jeudi 11 juin 2009

De la facon d'enseigner l'impro dans une autre langue que la sienne à des gens dont ce n'est pas plus la langue

J'ai fini par trouver un lieu et des gens pour disperser la connaisance transmise par les sages mangeurs de caribou, et j'ai donc donné hier soir un premier cours d'impro en anglais.

Un grand merci au passage à la Reine Guenièvre qui s'est chargée de toute la partie pas drôle, à savoir recruter du monde.

Sur le modèle des matches d'improvisation qui est la seule technique que je connaisse, j'enseigne l'impro à ce petit groupe. Et c'est jouissif, bien que fortement stressant.
Ca va durer tout le temps que je vais rester ici et cela va permettre d'exporter les raisons pour lesquelles Dieu a crée la Terre et le Ciel, je parle bien évidemment du Chouba. Le Chouba s'exporte ma foi for bien...

Bien malheureusement je ne pense pas que nous pourrons faire un spectacle, pas assez de temps et pas de salle de spectacle visible à l'horizon.

lundi 25 mai 2009

De la manière de faire rentrer 20 suédois dans une cabine téléphonique

Bon en fait je suis face à un petit dilemne, le titre est en fait une devinette mais il manque le point d'interrogation car il faut également respecter le modèle de titre que j'emploie depuis maintenant un moment.
Je reformule donc :

- Comment faire rentrer 20 suédois dans une cabine téléphonique ?
- Il suffit de leur dire que c'est un sauna.


Marrant n'est-ce pas ? Il n'empêche que j'ai vraiment pu assister (et participer) à cette expérience culturelle consistant à s'entasser dans un sauna qui doit pas faire plus de 5 m² lors d'une sauterie judicieusement intitulée "Un-Birthday Party" puisque ce n'étais pas l'anniversaire de l'instigateur, en l'occurence Diogène de Sinope. Pour conclure sur ce sujet hautement intéressant, je n'aurais jamais imaginé qu'on puisse tenir autant là-dedans et surtout danser là-dedans. Mais les suédois (surtout les gros cons qui se croient marrants) sont des petits farceurs, quand la température baisse suffisamment pour rendre la respiration moins douloureuse, ils s'empressent de verser de l'eau sur le poële afin de faire monter la température de 60 à 90 °C. Résultat, tout le monde ou presque se barre.
Des marrants j'vous dit !

À part ca je galère avec certains de mes colocs avec qui je partage la cuisine car je suis de corvée de ménage dans les parties communes en ce moment, mais pas de corvée de vaisselle. Or la vaisselle s'entasse violemment dans les éviers et toute surface de ladite cuisine, rendant impossible tout nettoyage. J'ai donc prévenu que je ne ferai pas le ménage tant que la vaiesselle ne serait pas faite. J'ai même essayé de leur faire avoir peur de la colère de Dieu mais dans ce pays d'infidèle où les 3/4 sont athées, c'est un peu prêcher dans le désert. Bref, au jour d'aujourd'hui, rien n'est encore fait et je me demande un peu quoi faire. Peut-être disperser la vaisselle sale devant les portes de tout le monde ?

mardi 19 mai 2009

Du début de la fin de l'année universitaire

Jusqu'à présent, ma vie sociale était assez chargée et marrante pour que je ne vois pas le temps passer. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et là ca commence à se voir.
Moi et mes particularités de stage font que je vais rester encore 2 mois ici, quand la plupart des 'studiants partiront d'ici mi-juin. Et pour le coup, je ne compte pas les soirées "good-bye night" ou "farewell party" organisées par les Nations. C'est pas spécialement étonnant, ils font tellement de soirées ici que les excuses ou raisons manquent certainement (si j'étais eux, je proposerais de fêter les jours qui finissent en "di", ca laisserait de la latitude).

Non, le coup de blues c'est les soirées d'adieu des amis qu'on a pu se faire ici-bas. J'ai réussi à m'entourer de quelques personnes sympas et avec qui je ne m'ennuie pas, notamment avec ce qu'il convient d'appeler mon harem, car oui, je suis le seul mec entouré de 6 demoiselles.

Vous connaissiez déjà María de las Mercedes de Borbón-Dos Sicilias, Hécube, et Déméter, laissez-moi vous présenter Gareth Peirce, Louise de Mecklembourg-Strelitz et Marilyn Bellamy. C'est dire si je suis bien entouré.

Et hier soir c'était la soirée de départ (soirée surprise pour elle, en plus !) de Marilyn. Au programme, de la fondue au chocolat, du Uno avec des règles qui ont failli déclencher un incident diplomatique entre l'Espagne et le reste du monde, et une poussière dans l'oeil quand vient le moment des au revoirs.

On se reverra bientôt pour parler du bon vieux temps.

PS : Pour ceux qui veulent me voir, je serai bénévole mercredi soir dans le pub étudiant sous le bâtiment physique. Amenez vos amis.

mercredi 6 mai 2009

Des balades en vélo durant un temps printanier

La Suède, bien connue autour de moi n'est pas uniquement constituée par des villes d'étudiants imbibés d'alcool quand ils ne sont pas dépressifs et de villes dont la beauté est relatée ici ou .

Non, la Suède c'est aussi et beaucoup d'ailleurs, des espaces trés boisés et remplis de lacs. D'autant plus apréciables en mai que c'est un beau printemps pas trop froid et pas encore rempli de moustiques gros comme mon bras (taille sujette à caution toutefois).

En l'espèce, il y a notamment les lacs Vänern et Vättern qui font passer le lac de La Ramée pour une flaque tout juste bonne à tremper le chien.
Dans une région donc boisée, je me suis rendu dans la ville d'Huskvarna bien connue puisque rattachée à Jönköping que l'on prononcera Yone shopping, et située vraiment tout en bas du lac Vättern et qui donc constitue un bon QG pour quiconque arriverait de ou repartirait vers Lund.

Qu'il y a-t-il à visiter dans ce coin ? En l'occurence peu pour le tourisme dit culturel mais les amateurs de marche à pieds se régaleront. À la pointe sud du lac Vänern se trouve un château dont la visite en suédois/anglais fut courte mais plaisante. Le reste de la journée consista à flâner sur les berges du même lac...

Ca c'était pour le samedi, le dimanche fut une visite de Gränna et surtout de l'île de Visingsö. Gränna est célèbre pour ses bêtises de Cambrai et Visingsö est célèbre pour sa location de vélo décontractée : T'as pas le cash ? Tu me paieras ce soir, s'pô grave, nan nan, j'veux pas ta carte d'identité. J'te fais pas la visite, les vélos sont là-haut, tu t'sers tout seul.
L'île fait environ 14 km de long, sachant que je l'ai parcourue en entier, j'ai donc fait au moins deux fois 14 km, avec une selle peu avenante, ce qui justifie mes douleurs fessières persistantes.

Les photos comme d'hab coming soon.

PS : Bien qu'encore inachevée, je publie une partie des aventures à Oslo. Ca commence à l'acte I scène 1 et il faut donc le lire en partant du bas et en remontant, l'ordre chronologique inverse d'affichage des pages de ce blog provoquant l'inversion des pages de cette histoire (ben oui, je vais pas écrire la fin avant le début, ca n'aurait pas de sens...).

jeudi 30 avril 2009

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte II, Scène 2

Lieu: Oslo

Acte II
Scène 2
Pas du coté du fusil


Hestia :
Ces forces de l'ordre sous les arbres postés
Pourront sans aucun doute la voie nous indiquer

Ils s'approchent des gens d'armes

Cassandre :
Oh là autochtones, si cela ne vous coûte
Pouvez-vous nous montrer par quelle direction
Nous devrions nous rendre pour voir les belles maisons
Et nous émerveiller de voir ces belles voûtes ?

Un gens d'armes :
Nul doute très chère, voyez-vous cette rue ?
Bien pendant quelques lieues vous devrez l'arpenter
Quand le grand bâtiment sera dans votre vue
Aussitôt sur la droite vous vous engagerez

Cassandre :
Vous ètes fort serviables et je suis à mon aise
Très chaleureusement de vous en remercier

Ajax :
Puis-je vous demander s'il ne vous en déplaise
D'être pris en photo avec vous à coté ?

Le gens d'armes :
C'est là une question certes inhabituelle
Mais positivement je réponds à icelle

Ils poursuivent leur chemin, se promenant dans les rues, ils arrivent devant un palais royal avec des gardes postés devant les entrées

Poséidon :
Aux soldat de la Garde Royale d'Angleterre
Ces gens me font penser, allons-y les distraire
Mettez-vous à coté et faites-y la foire
Pour pouvoir bien remplir cette carte mémoire

Le soldat leur fait signe de ne pas se placer à sa droite, là où il tient son fusil

Dionysos :
C'est une étrange pratique, serait-on soupconnés
De lui vouloir du mal, ou est-il mal luné ?

Hestia :
L'irriter tu ne dois ou gare à son courroux
Telle la foudre du ciel tu subiras le joug

Ils prirent des photos, puis continuèrent leur chemin pendant l'après-midi pour enfin revenir au bateau qui les attendait.

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte II, Scène 1

Lieu: Oslo

Acte II
Scène 1
À la recherche de l'organisation légenendaire


Les belligérants sont enfin arrivés à bon port, ils vont pouvoir s'en donner à coeur joie dans cette capitale à conquérir

Hestia :
Hâtons-nous derechef et ce lieu visiter
De cette belle journée nous pourrons profiter

Ajax :
Peut-on présentement attendre mes amis ?
Promesse dois-je tenir de les attendre ici

Poséidon :
Hé bien soit compagnon, mais nous devrons nous hâter
Car cette ville est grande et nous sommes pressés
Dans cet endroit il y a de belles choses à voir
Et nous devons courir car nous partons ce soir

Le temps passe, mais tout le monde ne vient pas

Ajax :
Les organisateurs, n'ont-ils pas planifié
Avec leur belle plume et leur intelligence
Un petit questionnaire dans leur grande prestance
Pour qu'efficacement nous puissions visiter ?

Cassandre :
Assurément mon cher mais présents ils ne sont
Leur inadaptitude à gérer quelque chose
Il n'est rien de le dire, pour si peu que l'on ose
Dépasse les frontières, mais aussi la raison
Les belles promesses que ces gueux nous ont fait
Sans être un grand devin, ca au moins je le sais
Qu'il ne faut sûrement ne plus compter sur eux
Et dans les grands musées nous poserons les yeux

Ajax :
Mon coeur est en larmes, mais qu'importe, allons-y
Les derniers seront ceux qui apprécieront moins
De visiter ce lieu et auront du chagrin
Bien partons sur le champ vers cette ville si jolie

Ils partirent une dizaine depuis le port

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte I, Scène 3

Lieu: Le bateau

Acte I
Scène 3
Le capitaine et ses matelots


Après avoir vu le coucher de soleil en ne se privant pas de boissons désaltérantes, des personnages se retrouvent aux couchages et choisissent des jeux pour se lier d'amitié

Hestia :
Je connais bien un jeu qui peut nous divertir
Mais les règles devons sans plus attendre sceller
C'est donc avec ces cartes que nous allons jouer
Le gagnant est celui qui seul sans coup férir
Obligera les autres à finir leur breuvage
La meilleure qualité est de se montrer sages

Des règles très tordues nous pourrions ajouter
Comme par exemple, si je tire le Sept
Et que dans mon regard vous souhaitez regarder
De boire vous devrez car vous seriez bien bête

Poséidon :
Ou alors par exemple, si le dix vient à moi
Et qu'une question je pose à l'assemblée présente
S'il est quelqu'un ici que cela ne lui tente
A la question répondre, hé bien boire il devra

Ajax :
Sournois nous sommes vraiment pour avoir une excuse
De ne pas ramener après demain d'ici
Ces boisons fermentées eut égard d'une ruse
Ont été bon marché grâce au Dieu Duty-Free

Le jeu se passe sans plus de précisions, il n'y a pas vraiment de vainqueur, là n'est pas le but

Ajax :
Ci-fait mes bons amis, c'est mon tour d'expliquer
Les règles d'un jeu qui avant que ma vue trouble
C'est le sport national de mes belles contrées
Le but en est très simple, c'est le Capitaine Boob
Enchaîner tous les gestes et les paroles sacrées
Que vous verrez ici, mais une fois seulement
Et vous tous répéter, le plus précisément
Sinon c'est du début que vous repartirez

Dionysos :
Quelle chorégraphie si difficile fût-elle
Je ne puisse refaire, mais hâte-toi mon bel

Ajax :
Le plus dur dans ce jeu, ce n'est pas la prestance
C'est plutôt éviter d'avoir de l'arrogance

Le jeu se passe

Hestia :
Hé bien cher Dionysos, si facile il n'est pas
De vaincre son ivresse, et boire au capitaine
Car pour sûr maintenant, avons la panse pleine
Mais moi j'ai vaincu et toi tu échouas

Pour finir la journée, les héros irons danser au bal populaire situé au dixième pont

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte I, Scène 2

Lieu: Le bateau

Acte I
Scène 2
Le dîner des champions


Après avoir posé son barda, les champions se rendent au mess pour se restaurer

Cerbère :
Vous prendrez place ici, tous sur cette tablée
Mais avant de partir remplir votre bedaine
Dites-moi prestement quelle boison malsaine
Voulez-vous sans payer pour la première tournée ?
Vin blanc ou bien vin rouge, sinon de l'hydromel
Je pourrais vous servir et ce sans plus payer
Mais que la première fois, sans quoi serait querelle

Ajax :
Dont acte, brave homme, j'aurai une roteuse

Patrocle :
De même et sans tarder, du houblon fermenté

Hèra :
Du nectar de raisin, sûrement je prendrai

Déméter :
Moi aussi mais du blanc, et je serai heureuse

Cerbère :
Qu'il en soit ainsi, vous pouvez maintenant
Au buffet vous servir et jouir de ce moment

Plus tard pendant le repas

Ajax :
Holà mon cher ami, pouvez-vous de ce pas
Désaltérer la soif avec de l'eau de pluie ?
Notre corps le réclame, à moi et mes amis

Cerbère :
Bien sûr cher camarade, il en coutera un bras

Ajax :
Par le grand Apollon, celle-là elle est forte
Nous ne souhaitons avoir quelque boisson sacrée
Juste un grand verre d'eau sorti du robinet

Cerbère :
Hé bien votre requête restera lettre morte
L'eau plate de la plèbe, hélas vous n'aurez goutte
A mon corps défendant, même si ca me coûte

Ajax : En apparté à ses amis
Mais quel vil personnage, tout ca pour une boisson
Je lui refuserai toute ma compassion
Bien allons tous ensemble sur le pont profiter
Du beau soleil couchant et nous désaltérer

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte I, Scène 1

Lieu: Une ville universitaire scandinave

Acte I
Scène 1
Les déboires d'Hécube et les magouilles de Cassandre


Le rassemblement des envahisseurs se passe difficilement, certains ne sont pas marqués sur le registre

Agamemnon :
Par ordre alphabétique vous allez vous placer
Pour pouvoir dans la liste, sans hâte vous trouver

L'armée se divise en petits groupes

Ménélas :
Soldate d'outre mer, dis-moi quel est ton nom ?

Hécube :
Hécube, fille de Cissé, et épouse de Priam
Peux-tu faire sans attendre, pour soulager mon âme
Promptement une marque qui sera la raison
De ma venue ici, et mon départ au loin

Ménélas :
Sans peine jeune dame, mais ton nom n'y est point
Sur ce beau registre dont je suis responsable
Et dont aucune erreur n'est vraiment tolérable

Hécube :
Que me dis-tu, foie jaune ? Quel outrage à mon coeur
Après avoir payé mon tribut aux anciens
Enthousiaste j'étais d'avoir cet honneur
Pouvoir occire l'ennui en un lieu si lointain

Ménélas :
Navré je ne le suis, pour ta pauvre destinée
Tu es seule responsable car moi je suis parfait
Mais si tu souhaites tant du voyage faire partie
Attends prestement là et patiente un moment
Si solution il est, elle sera promptement
Par mon habileté découverte aujourd'hui

Agmemnon : S'adressant à tout le monde
Que tous ceux dont le nom enregistré n'est pas
Avec moi se hâtent pour solution trouver

Dans un coin, Cassandre discute avec Penthésilée
Penthésilée :
D'y aller je n'ai cure, dans ce pays si froid
Ici je souhaite être, c'est plus réjouissant
Mais ma dîme j'ai payé et souhaite un revirement
Tu pourrais sans problèmes te substituer à moi
Usurper ma personne, ainsi au loin te rendre

Cassandre :
Je serais fort émue, pouvoir ta place prendre
Faire un tour au malin, qui m'a lancé un sort
Le rendre ridicule sur son propre terrain
L'identité changeons, discrètement, en sous-main
Tu seras remboursée, je te couvrirai d'or

Ménélas : A Hécube
Tu m'en vois désolé, aucune solution
N'existe pour ton cas sans que je ne soit las
Faire d'effort je ne puis, t'en aller tu le dois

Hécube : Partant dépitée
Vous serez tous maudits sur vingt générations !

De la plus digne facon de célébrer la fête du travail

Aujourd'hui jeudi 30 avril est un jour spécial. Dans la mesure où demain est la fête du travail -ici aussi-, les étudiants dans leur écrasante majorité le célèbrent à leu manière.

Dans la plus pure tradition éthylique, la veille du 1er mai est appelée Valborg. Historiquement, cette journée est là pour marquer le coup et célébrer le retour des beaux jours, mais c'est aujourd'hui surtout un jour de fête dans la ville. Les étudiants démarrent la journée très tôt, dès 8 heures pour la plupart, voire encore plus tôt pour les téméraires, et se rassemblent en masse dans les parcs et les coins de verdure pour... bon, vous aurez compris.

Je n'ai pas l'honneur d'avoir congé aujourd'hui donc c'est un jour comme les autres pour moi, sauf que je me suis octroyé un petit-déjeuner au champagne entre 8h et 9h, le printemps mérite bien ca.

Je rejoindrai mes compagnons plus tard dans l'après-midi et la fête durera jusqu'au bout de la nuit probablement.

PS: Je n'ai encore rien raconté sur Oslo mais parce que la rédaction du texte est en cours, et ca prend du temps.

PPS: Par contre j'ai enfin mis à jour la gallerie photo pour ceux qui veulent voir des batiments et des canards...

vendredi 24 avril 2009

Des aventures scandinaves

Je pars dans quelques minutes prendre le bateau pour Oslo, juste le temps de souhaiter plein de bonnes choses aux Ludiens qui démarrent aujourd'hui le tournoi inter-LUDI sur les deux prochains jours.

J'aurais aimé être avec vous, en même temps je suis content d'aller là où je vais (et toc !).

Promis, je prendrai deux jours de congés pour poster les photos en retard que j'ai promis.

jeudi 16 avril 2009

De l'aventure internationale pour voir ce qui reste de la STASI

Nanti de mes billets de bus et de ma réservation dans une auberge de jeunesse, je parti jeudi soir pour la capitale de l'Allemagne.
Accompagné de deux charmantes amies pour ce voyage, María de las Mercedes de Borbón-Dos Sicilias, ambassadrice d'Espagne Catalanisante et Érato, représentante de la république d'Arménie attachée au ministère de l'économie post-sovétique.

Les trajets se faisaient en bus, de Copenhague à Berlin, départ vendredi matin à 6h30, retour lundi soir à 22h40. Pourquoi m'attarde-je sur les horaires ? Pour une simple question de calendrier et de fêtes chrétiennes.
Ce qui est amusant à noter, c'est que la facilité avec laquelle on arrive à Copenhague depuis Lund est en règle générale assez déconcertante. On arrive à la gare, on attend pas plus de 20 minutes et on grimpe dans un train qui nous conduit en à peine 45 minutes à l'aéroport, comptez environ 10 minutes de plus pour le centre-ville.

Ce qui est cependant ironique c'est que les jours fériés rendent cette règle quelque peu caduque, à plus forte raison la nuit.

Et se rendre à 6h à Copenhague un jour férié chez les suédois nécessite une grande patience ainsi qu'une préparation appropriée. Leur site voyages-sncf-ikea me disait quelques jours avant que le seul moyen étant de se cogner 3 changements de train pour un voyage d'environ 2h. Mais la veille au soir, la gentille guichetière me dit que non, le seul moyen est de prendre un train à 1h30 pour arriver vers 3h au Danemark. Soit environ 3 heures d'attente en pleine nuit. L'attente en question fut organisée à la hussarde. Après avoir trouvé le point de rendez-vous, se trouver un abri pour patienter. Pas d'abri à proximité. Seul salut possible, se terrer dans un bar ou équivalent en centre-ville.
Le centre-ville était bourré de jeunes célébrant la résurrection du Messie d'une manière que Dominique de Guzmán aurait trouvé assez éloignée des fondamentaux. J'en veux pour preuve l'état du MacDo dans lequel nous cherchions asile, complètement dévasté telle la Russie après le passage de l'ouragan Napoléon au XIXe siècle. Une armée de gens suralcoolisés au comptoir, des déchets partout... Une table presque vide de détritus nous appela au premier étage, nous en fîmes notre base de repli pour un temps. Autour de nous des détritus et une jeune fille endormie dans une position peu confortable entre la banquette et la table et qui a vraisemblablement vomi avant de s'assoupir... Nous ne pûmes rester toute la nuit car cet établissement fermait à 4h, après quoi nous allâmes au Burger King d'à côté qui lui était encore ouvert mais dans un état à peine meilleur. Bien qu'ayant moi-même travaillé plus de deux ans dans des établissements pareils, je n'ai jamais vu ca et plains sincèrement les camarades travailleurs qui ont dû nettoyer après...

Vers 5h30 donc nous repartîmes au point de rendez-vous afin d'espérer dormir enfin dans ce bus, qui bien entendu arriva en retard mais bon, il est quand même arrivé. Je m'assoupis assez rapidement malgré l'inconfort inhérent à ce genre de transports et me réveilla en sursaut quand je vis le bus à l'arrêt après seulement 1h30 de trajet. On était en fait dans un ferry qui allait de je-ne-sais-où à je-sais-pas-non-plus en à peine 1h45. Un accostage et une sieste plus tard et nous arrivâmes à Berlin vers 13h30

Si vous ètes toujours là, vous serez sûrement aussi étonné que, tel un Dostoïevski, j'ai couvert seulement le voyage allé. Peut-être parce que c'était assez épique aussi...

Je peux donc narrer le coeur du sujet, à savoir cette ville chatoyante qu'est Berlin.

Le premier truc qui frappe, c’est la langue. Vous savez ce que c’est, on arrive sur place, boum… En fait, c’est quand on commence à entendre les gens parler, que là… là, on se dit : ch’uis pas chez moi. Cela dit ils font des efforts eux aussi sur l'internationalisation en ce qui concerne le tourisme. Bien généralement les gens parlent anglais, et ce qui me reste de mon allemand du lycée m'a sauvé une ou deux fois quand je tombais sur l'alter égo des francais en France.

Pour résumer, il faut dire que, bien que ce soit assez passionnant, Berlin respire quand même le passé qui nous rend pas fier en tant qu'être humain. La plupart des musées et monuments locaux concernent soit la guerre (les guerres d'ailleurs), soit la période de tension américano-soviétique. Sur ces thèmes, j'ai pu visiter pêle-mêle la porte de Brandenburg, le musée historique de berlin, un ancien bunker anti-atomique, Postdam (le passage sur la conférence de Postdam et le village de vacances du KGB j'entends), le Musée National... Dans beaucoup de cas, quand on lit la bio de l'endroit, on nous explique que ca a été détruit pendant la guerre mais reconstruit depuis. J'étais d'ailleurs dans un hotel juste à coté de l'eglise du souvenir, une église détruite mais pas reconstruite pour que l'on oublie pas que la guerre c'est mal. En même temps, à Berlin, ils ne célèbrent pas vraiment la victoire des alliés, ils la jouent plus profil bas.

Dans un style plus guilleret, il y avait quand même Postdam, très campagne bourgeoise avec sa porte de Brandenburg qu'elle est mieux que celle de Berlin parce que plus belle et plus grande et plus ancienne et tout et tout, ses châteaux, son moulin, ses parcs, son Palais de Sanssouci, il y avait également le château de Charlottenburg et ses rois prussiens qui ne parlaient que le francais parce que l'allemand c'est pour le bas-peuple, et ses pièces remplies de richesses...

Le voyage de retour fut à peine moins mouvementé que l'aller. Bien évidemment impossible de rentrer à Lund parce que le dernier train était à 22h15 et qu'arrivant à 22h40 c'est difficile, donc tant pis, on prend un train pour Malmö et après à Malmö, on a partagé un taxi avec un couple qui, bien qu'autochtone, fut aussi étonné que nous de ne pas trouver de train à cette heure-là...