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          On dirait le sud...

vendredi 27 février 2009

De l'apprentissage progressif des us et coutumes

Ca fait quelques jours que j'ai pas écrit, je m'en excuse.

Je commence à avoir mes marques ici, les découvertes deviennent moins fréquentes, je commence donc une nouvelle étape, je vais moi-même à la découverte du pays. Je me suis inscrit pour dimanche dans un cours de cuisine suédoise (moi non plus je sais pas vraiment ce qu'ils mangent en fait), j'en raconterai plus la semaine prochaine.

De plus, je suis en mision d'infiltration dans les milieux culturels et artistiques de la communauté éudiante pour tenter de créer une sorte de ligue d'improvisation. Espérons que ca marche...

mardi 17 février 2009

Des différences subtiles entre le système universitaire suédois et français

Pour parfaire ma formation de gars qui est sensé se débrouiller avec un ordinateur, je suis donc un cours appelé Compiler Construction où dans la langue de Johnny "Construction de compilateur". Cela consiste en 2 cours magistraux de 2h par semaine, plus un TP (appelé assignment) à faire soi-même et à faire viser par le professeur responsable dudit TP également une fois par semaine.

Ma spécificité particulière fit que j'arriva ici avec deux semaines de retard sur le planning de ce cours. Et donc 4 cours et 2 TP à rattraper...

A la fin de cette session j'aurai droit à un examen final écrit qui durera 5 heures (5 heures ? Oh la la !)

Voilà en vrac quelques trucs que j'ai appris jusqu'ici du système éducatif suédois :

Leurs études supérieures durent généralement 4 ans et demi.
Je n'ai pas entendu parler d'études plus courtes mais je soupconne toutefois leur existence, cela fera l'objet d'une enquête. Apparemment ils évoluent progressivment vers le système LMD européen qui leur octroiera un semestre supplémentaire d'études. Mais c'est pas encore fait, c'est comme faire un bon cassoulet, faut être patient. je n'ai pas entendu parler de dimplôme intermédiaire entre leur Bac et leur maîtrise type licence.

Ils n'ont pas la même notion de stage que par chez nous.
Des fois ils font des stages en entreprise mais seulement pendant les deux mois d'été et ca n'a pas un caractère obligatoire. Cela aussi tendra à s'uniformiser avec l'Europe et leur permettra d'intégrer les stages au sein de leur cursus.

Les jeunes là-bas sont autonomes.
Ce qui veut dire deux choses: d'une les parents ne financent pas les études de leur rejetons, de deux ils s'endètent auprès de l'Etat. La légende raconte que des petits malins essayent de ne pas rembourser leur prêt à la fin de leurs études, leur Mère Patrie n'est pas spécialement à tendance mécénique et se débrouille d'une manière ou d'une autre pour qu'ils payent.

Pour le reste, c'est à peu près pareil. Y'a des cours, des étudiants qui dorment pendant les cours magistraux, d'autres qui surfent sur le net. Par contre personne ne parle pendant le cours, pour ca au moins ca change.

jeudi 12 février 2009

De la difficulté d'obtenir un statut étudiant avec une happy end

Bilan des derniers jours globalement positifs. Mais ce ne fut pas sans difficultés.
Les informations que j'avais eues étaient partiellement vraies, mais la confusion qui règne dans cette administration n'est pas sans rappeler un certain pays...
Pour plus de facilité je vais donner des surnoms aux différents bureaux et personnes avec qui j'ai eu affaire.

Me rendant initialement au bureau Ninja du bâtiment Pleine-Lune, la gentille dame de ce bureau m'a envoyé au bâtiment Pokémon car je n'étais pas encore inscrit. Ca je le savais mais je croyais que c'était au bureau Ninja que je devais m'inscrire. Ca c'est juste une accroche du type Previously on Desperate Housewives.
Le jour suivant (avant-hier mardi donc) je me rendis au bureau Pika du bâtiment Pokemon pour m'inscrire. Tout va bien, je lui donne mon nom, prénom, date de naissance, la brave dame que nous appelleront Melinda me rentre dans le système. Je me rends ensuite au bureau Ninja pour compléter tout ca, c'etait fermé. Bon, me dis-je, j'y retournerai demain. Le soir-même, j'apprends de la part d'un collègue, monsieur 7-Eleven avec qui je bosse que un bon truc à faire est d'aller voir Slash qui s'y connait en internationalité des étudiants et à qui il serait de bon ton de quémander assistance.
Le lendemain (mercredi), j'alla voir Slash pour essayer de démêler cette histoire.
Bien m'en a pris parce que sans lui, j'allais dans la mauvaise direction. Slash m'expliqua que je devais aller voir ma coordinatrice internationale, madame Vaya Con Dios pour m'inscrire dans l'université. Cette dame se trouve dans le bâtiment Pleine-Lune mais dans le bureau Cornemuse. Je m'y rends et trouve à l'arrivée une nouvelle porte fermée avec un message expliquant que aujourd'hui non, demain oui.
Ce qui nous amène à aujourd'hui.
Aujourd'hui, je repars au bureau Cornemuse voir madame Vaya Con Dios, là, une sympathique personne me dit que madame Vaya Con Dios n'est pas là aujourd'hui :( mais que sa collègue, madame Girls in Hawaii pourra s'occuper de moi :). J'attends quelques secondes, là une dame m'appelle par mon prénom, je la suis, j'entre dans son bureau et elle me dit que tout est prêt, que voilà de la paperasse supplémentaire à lire, mais surtout que voilà ma Letter of acceptance, sorte de sésame indispensable ici si tu veux faire comme si tu étais étudiant (aller en cours, aller dans les soirées, etc.). Elle me demande si ma date de naissance est bien le xx/yy/zzzz, je lui dis que non, c'est le aa/bb/cccc, on vérifie, c'etait pas moi qu'elle attendait, mais un autre individu qui a le même prénom que moi.

[Interlude. Mon coeur saigne, mes galères sont loin d'être finies me dis-je]

Bon, dans ce cas je m'empresse d'aller voir madame Girls in Hawaii juste à coté, et là, je vis la lumière...
Déjà elle parle français, ca aide pas plus mais ca rapproche. Elle me recherche en 2 clics, elle me trouve quelque part dans son système, me demande combien de temps je vais rester, six mois lui dis-je, elle me demande si je peux lui filer un papier qui prouve que je vais rester après la fin du semestre, oui lui dis-je (ma psychorigidité m'obligeant à avoir toujours sur moi un maximum de trucs, la majorité étant inutile mais certains se révèlent bien pratiques même quand on n'a pas prévu cette utilisation au départ). Je lui sort donc ma clé USB sur laquelle se trouve un scan de ma convention de stage. Les cieux s'illuminent de plus en plus quand elle m'imprime ma Letter of acceptance.

Après cette aventure, je me rendis au bâtiment un peu plus loin dans lequel se trouve la nation Sauerkraut pour m'y inscrire également, nanti de ma Letter of acceptance, ni une ni deux, emballé c'est pesé, tampon en main et en avant, retour au bâtiment Pokemon voir Slash avec un papier à remplir et lui rendre, ci-fait je retourne à la nation Sauerkraut parce qu'ils avaient mal écrit mon adresse, rectification faite je retourne une dernière fois au bâtiment Pleine-Lune voir madame Girls in Hawaii pour lui remettre ce papier dûment rempli, signé, tamponné, validé, apte...

Prochaine étape, aller me faire voler mon âme sur un petit bout de papier pour avoir une carte d'étudiant plus pratique à transporter que la Letter of acceptance.

Mais au moins maintenant j'existe !

PS: Oh, et la bonne nouvelle aussi c'est que je ne dors plus par terre, j'ai récupéré un canapé que, avec l'aide de mes voisins/colocataires j'ai installé dans ma chambre mardi soir. Mon dos me dit merci.

PPS: En me relisant, je constate que donner des surnoms débiles n'aide pas nécessairement à comprendre mieux. Par contre c'est plus facile à écrire...

mercredi 11 février 2009

De la facilité à se lever le matin quand on voit ca


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lundi 9 février 2009

De la difficulté d'obtenir un statut étudiant

La journée avait commencé joyeusement, arrivé au labo où je vais bosser les 6 prochains mois, je dis bonjour, on me dit dans quel bureau je vais être, on m'installe ma machine, tout baigne.

A partir de là commence mon calvaire de la journée. Je pars dans ce que je crois être le bon endroit pour m'inscrire à la fac, je me fais gentiment envoyer ailleurs parce que c'est pas le bon endroit mon bon monsieur, faut d'abord que vous alliez là (le en question est tout à fait relatif car elle m'indique un grand bâtiment et que dans la confusion j'ai oublié de lui demander où exactement). D'ailleurs pour couronner le tout, c'était un peu l'heure du déjeuner donc j'ai tourné en rond à la recherche de quelqu'un ou quelque chose que je ne trouvais pas, les bureaux étant fermés...
Rassemblant mon courage, je me dis qu'il était peut-être plus judicieux d'aller manger et d'y retourner quand les gens seront repus et disponibles.
Hé ben toujours pas...

Après déjeuner, je reviens sur mes pas, recherche à nouveau Belphégor, tourne en rond, vais voir des gens chez qui je vais devoir m'inscrire aussi mais seulement après m'être inscrit à la fac (je le savais mais à ce moment là, je cherchais surtout du réconfort, bien mal m'en a pris).
Dépité, je reviens à mon labo et vais couiner chez un enseignant que je comprends et qui me comprend parce qu'on a la même langue natale. Il m'a peut-être sauvé la mise car il m'a donné le nom de personnes à aller voir qui pourront peut-être (rien n'est moins sûr) me débroussailler mes problèmes en les personnes de (roulement de tambour) les secrétaires de scolarité (tadah).
J'en saurai plus demain car ni l'une ni l'autre n'étaient là aujourd'hui...

Bon la suite de la journée fut plus productive, j'ai pu récupérer une table et une chaise et cela constitue ma grande fortune immobilière dans ce pays, je n'en suis pas peu fier !

Plus d'aventures demain avec la suite de Nico dans la jungle de l'administration Suédoise Ikea Krisprolls et un nouveau feuilleton intitulé Nico va à l'école Ikea Krisprolls.

dimanche 8 février 2009

Des vélos et des téléphones portables

Voilà ce qui caractérise le plus cette ville.
Hier samedi, je suis allé faire du shopping et visiter cette charmante petite bourgade, y'a des petites rues pavées très mimi, des cafés, restaurants un peu partout, des kebabs aussi et de la Junk Food mais pas tant que ca. Ils ont quelques églises, une place du marché, bref, du classique quoi.
Mais sinon, tout le monde fait mumuse avec son portable et tout le monde se déplace à vélo. Pour les portables je cherche encore mais pour les vélos, j'ai compris pourquoi: ils ont des champs en plein centre-ville où ils y les font pousser. Apparemment, la récolte sera pour bientôt.
Ah si, un truc pas banal : les magasins ferment à 15h, dur dur...

Champ de vélos

vendredi 6 février 2009

Bilan de l'arrivée

  • Ai cru m'être trompé de train mais finalement non
  • A pris le bon bus dans le mauvais sens pour aller à ma cité u
  • Ai pris possession de ma chambre :
    - Beau
    - Spacieux
    - Vide
  • Ai rencontré les gars avec qui je vais bosser
  • Ai rencontré aussi un espagnol, des singapouriens, et un pas bavard que je soupconne d'être suédois qui vivent au même étage que moi
  • Ai fait connaissance avec les produits suédois du supermarché: globalement ca va mais y'a pas de coriandre...
  • Ai pris un abonnement pour le ternet
  • Ai besoin de dormir

Le train du Danemark à la Suède c'était pas si exceptionnel en fait, le tunnel et la mer...
Là c'était la mer...

jeudi 5 février 2009

Jimouinzin

Dernière nuit chez les bouffeur de grenouilles, la nuit est calme, la tension monte...

Je suis sceptique

mardi 3 février 2009

Pour partir loin, ménage ta, enfin ton, je veux dire tes...

C'est bientôt le grand départ, ça se précise, tout est bientôt prêt, je passe mon temps à me demander ce que j'ai oublié...
  • fringues ? mouais
  • paperasse ? je crois bien
  • accueil sur place ? si pas de retard, j'aurai un toit (mais pas de meubles) à mon arrivée...