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          On dirait le sud...

jeudi 30 avril 2009

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte II, Scène 2

Lieu: Oslo

Acte II
Scène 2
Pas du coté du fusil


Hestia :
Ces forces de l'ordre sous les arbres postés
Pourront sans aucun doute la voie nous indiquer

Ils s'approchent des gens d'armes

Cassandre :
Oh là autochtones, si cela ne vous coûte
Pouvez-vous nous montrer par quelle direction
Nous devrions nous rendre pour voir les belles maisons
Et nous émerveiller de voir ces belles voûtes ?

Un gens d'armes :
Nul doute très chère, voyez-vous cette rue ?
Bien pendant quelques lieues vous devrez l'arpenter
Quand le grand bâtiment sera dans votre vue
Aussitôt sur la droite vous vous engagerez

Cassandre :
Vous ètes fort serviables et je suis à mon aise
Très chaleureusement de vous en remercier

Ajax :
Puis-je vous demander s'il ne vous en déplaise
D'être pris en photo avec vous à coté ?

Le gens d'armes :
C'est là une question certes inhabituelle
Mais positivement je réponds à icelle

Ils poursuivent leur chemin, se promenant dans les rues, ils arrivent devant un palais royal avec des gardes postés devant les entrées

Poséidon :
Aux soldat de la Garde Royale d'Angleterre
Ces gens me font penser, allons-y les distraire
Mettez-vous à coté et faites-y la foire
Pour pouvoir bien remplir cette carte mémoire

Le soldat leur fait signe de ne pas se placer à sa droite, là où il tient son fusil

Dionysos :
C'est une étrange pratique, serait-on soupconnés
De lui vouloir du mal, ou est-il mal luné ?

Hestia :
L'irriter tu ne dois ou gare à son courroux
Telle la foudre du ciel tu subiras le joug

Ils prirent des photos, puis continuèrent leur chemin pendant l'après-midi pour enfin revenir au bateau qui les attendait.

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte II, Scène 1

Lieu: Oslo

Acte II
Scène 1
À la recherche de l'organisation légenendaire


Les belligérants sont enfin arrivés à bon port, ils vont pouvoir s'en donner à coeur joie dans cette capitale à conquérir

Hestia :
Hâtons-nous derechef et ce lieu visiter
De cette belle journée nous pourrons profiter

Ajax :
Peut-on présentement attendre mes amis ?
Promesse dois-je tenir de les attendre ici

Poséidon :
Hé bien soit compagnon, mais nous devrons nous hâter
Car cette ville est grande et nous sommes pressés
Dans cet endroit il y a de belles choses à voir
Et nous devons courir car nous partons ce soir

Le temps passe, mais tout le monde ne vient pas

Ajax :
Les organisateurs, n'ont-ils pas planifié
Avec leur belle plume et leur intelligence
Un petit questionnaire dans leur grande prestance
Pour qu'efficacement nous puissions visiter ?

Cassandre :
Assurément mon cher mais présents ils ne sont
Leur inadaptitude à gérer quelque chose
Il n'est rien de le dire, pour si peu que l'on ose
Dépasse les frontières, mais aussi la raison
Les belles promesses que ces gueux nous ont fait
Sans être un grand devin, ca au moins je le sais
Qu'il ne faut sûrement ne plus compter sur eux
Et dans les grands musées nous poserons les yeux

Ajax :
Mon coeur est en larmes, mais qu'importe, allons-y
Les derniers seront ceux qui apprécieront moins
De visiter ce lieu et auront du chagrin
Bien partons sur le champ vers cette ville si jolie

Ils partirent une dizaine depuis le port

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte I, Scène 3

Lieu: Le bateau

Acte I
Scène 3
Le capitaine et ses matelots


Après avoir vu le coucher de soleil en ne se privant pas de boissons désaltérantes, des personnages se retrouvent aux couchages et choisissent des jeux pour se lier d'amitié

Hestia :
Je connais bien un jeu qui peut nous divertir
Mais les règles devons sans plus attendre sceller
C'est donc avec ces cartes que nous allons jouer
Le gagnant est celui qui seul sans coup férir
Obligera les autres à finir leur breuvage
La meilleure qualité est de se montrer sages

Des règles très tordues nous pourrions ajouter
Comme par exemple, si je tire le Sept
Et que dans mon regard vous souhaitez regarder
De boire vous devrez car vous seriez bien bête

Poséidon :
Ou alors par exemple, si le dix vient à moi
Et qu'une question je pose à l'assemblée présente
S'il est quelqu'un ici que cela ne lui tente
A la question répondre, hé bien boire il devra

Ajax :
Sournois nous sommes vraiment pour avoir une excuse
De ne pas ramener après demain d'ici
Ces boisons fermentées eut égard d'une ruse
Ont été bon marché grâce au Dieu Duty-Free

Le jeu se passe sans plus de précisions, il n'y a pas vraiment de vainqueur, là n'est pas le but

Ajax :
Ci-fait mes bons amis, c'est mon tour d'expliquer
Les règles d'un jeu qui avant que ma vue trouble
C'est le sport national de mes belles contrées
Le but en est très simple, c'est le Capitaine Boob
Enchaîner tous les gestes et les paroles sacrées
Que vous verrez ici, mais une fois seulement
Et vous tous répéter, le plus précisément
Sinon c'est du début que vous repartirez

Dionysos :
Quelle chorégraphie si difficile fût-elle
Je ne puisse refaire, mais hâte-toi mon bel

Ajax :
Le plus dur dans ce jeu, ce n'est pas la prestance
C'est plutôt éviter d'avoir de l'arrogance

Le jeu se passe

Hestia :
Hé bien cher Dionysos, si facile il n'est pas
De vaincre son ivresse, et boire au capitaine
Car pour sûr maintenant, avons la panse pleine
Mais moi j'ai vaincu et toi tu échouas

Pour finir la journée, les héros irons danser au bal populaire situé au dixième pont

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte I, Scène 2

Lieu: Le bateau

Acte I
Scène 2
Le dîner des champions


Après avoir posé son barda, les champions se rendent au mess pour se restaurer

Cerbère :
Vous prendrez place ici, tous sur cette tablée
Mais avant de partir remplir votre bedaine
Dites-moi prestement quelle boison malsaine
Voulez-vous sans payer pour la première tournée ?
Vin blanc ou bien vin rouge, sinon de l'hydromel
Je pourrais vous servir et ce sans plus payer
Mais que la première fois, sans quoi serait querelle

Ajax :
Dont acte, brave homme, j'aurai une roteuse

Patrocle :
De même et sans tarder, du houblon fermenté

Hèra :
Du nectar de raisin, sûrement je prendrai

Déméter :
Moi aussi mais du blanc, et je serai heureuse

Cerbère :
Qu'il en soit ainsi, vous pouvez maintenant
Au buffet vous servir et jouir de ce moment

Plus tard pendant le repas

Ajax :
Holà mon cher ami, pouvez-vous de ce pas
Désaltérer la soif avec de l'eau de pluie ?
Notre corps le réclame, à moi et mes amis

Cerbère :
Bien sûr cher camarade, il en coutera un bras

Ajax :
Par le grand Apollon, celle-là elle est forte
Nous ne souhaitons avoir quelque boisson sacrée
Juste un grand verre d'eau sorti du robinet

Cerbère :
Hé bien votre requête restera lettre morte
L'eau plate de la plèbe, hélas vous n'aurez goutte
A mon corps défendant, même si ca me coûte

Ajax : En apparté à ses amis
Mais quel vil personnage, tout ca pour une boisson
Je lui refuserai toute ma compassion
Bien allons tous ensemble sur le pont profiter
Du beau soleil couchant et nous désaltérer

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte I, Scène 1

Lieu: Une ville universitaire scandinave

Acte I
Scène 1
Les déboires d'Hécube et les magouilles de Cassandre


Le rassemblement des envahisseurs se passe difficilement, certains ne sont pas marqués sur le registre

Agamemnon :
Par ordre alphabétique vous allez vous placer
Pour pouvoir dans la liste, sans hâte vous trouver

L'armée se divise en petits groupes

Ménélas :
Soldate d'outre mer, dis-moi quel est ton nom ?

Hécube :
Hécube, fille de Cissé, et épouse de Priam
Peux-tu faire sans attendre, pour soulager mon âme
Promptement une marque qui sera la raison
De ma venue ici, et mon départ au loin

Ménélas :
Sans peine jeune dame, mais ton nom n'y est point
Sur ce beau registre dont je suis responsable
Et dont aucune erreur n'est vraiment tolérable

Hécube :
Que me dis-tu, foie jaune ? Quel outrage à mon coeur
Après avoir payé mon tribut aux anciens
Enthousiaste j'étais d'avoir cet honneur
Pouvoir occire l'ennui en un lieu si lointain

Ménélas :
Navré je ne le suis, pour ta pauvre destinée
Tu es seule responsable car moi je suis parfait
Mais si tu souhaites tant du voyage faire partie
Attends prestement là et patiente un moment
Si solution il est, elle sera promptement
Par mon habileté découverte aujourd'hui

Agmemnon : S'adressant à tout le monde
Que tous ceux dont le nom enregistré n'est pas
Avec moi se hâtent pour solution trouver

Dans un coin, Cassandre discute avec Penthésilée
Penthésilée :
D'y aller je n'ai cure, dans ce pays si froid
Ici je souhaite être, c'est plus réjouissant
Mais ma dîme j'ai payé et souhaite un revirement
Tu pourrais sans problèmes te substituer à moi
Usurper ma personne, ainsi au loin te rendre

Cassandre :
Je serais fort émue, pouvoir ta place prendre
Faire un tour au malin, qui m'a lancé un sort
Le rendre ridicule sur son propre terrain
L'identité changeons, discrètement, en sous-main
Tu seras remboursée, je te couvrirai d'or

Ménélas : A Hécube
Tu m'en vois désolé, aucune solution
N'existe pour ton cas sans que je ne soit las
Faire d'effort je ne puis, t'en aller tu le dois

Hécube : Partant dépitée
Vous serez tous maudits sur vingt générations !

De la plus digne facon de célébrer la fête du travail

Aujourd'hui jeudi 30 avril est un jour spécial. Dans la mesure où demain est la fête du travail -ici aussi-, les étudiants dans leur écrasante majorité le célèbrent à leu manière.

Dans la plus pure tradition éthylique, la veille du 1er mai est appelée Valborg. Historiquement, cette journée est là pour marquer le coup et célébrer le retour des beaux jours, mais c'est aujourd'hui surtout un jour de fête dans la ville. Les étudiants démarrent la journée très tôt, dès 8 heures pour la plupart, voire encore plus tôt pour les téméraires, et se rassemblent en masse dans les parcs et les coins de verdure pour... bon, vous aurez compris.

Je n'ai pas l'honneur d'avoir congé aujourd'hui donc c'est un jour comme les autres pour moi, sauf que je me suis octroyé un petit-déjeuner au champagne entre 8h et 9h, le printemps mérite bien ca.

Je rejoindrai mes compagnons plus tard dans l'après-midi et la fête durera jusqu'au bout de la nuit probablement.

PS: Je n'ai encore rien raconté sur Oslo mais parce que la rédaction du texte est en cours, et ca prend du temps.

PPS: Par contre j'ai enfin mis à jour la gallerie photo pour ceux qui veulent voir des batiments et des canards...

vendredi 24 avril 2009

Des aventures scandinaves

Je pars dans quelques minutes prendre le bateau pour Oslo, juste le temps de souhaiter plein de bonnes choses aux Ludiens qui démarrent aujourd'hui le tournoi inter-LUDI sur les deux prochains jours.

J'aurais aimé être avec vous, en même temps je suis content d'aller là où je vais (et toc !).

Promis, je prendrai deux jours de congés pour poster les photos en retard que j'ai promis.

jeudi 16 avril 2009

De l'aventure internationale pour voir ce qui reste de la STASI

Nanti de mes billets de bus et de ma réservation dans une auberge de jeunesse, je parti jeudi soir pour la capitale de l'Allemagne.
Accompagné de deux charmantes amies pour ce voyage, María de las Mercedes de Borbón-Dos Sicilias, ambassadrice d'Espagne Catalanisante et Érato, représentante de la république d'Arménie attachée au ministère de l'économie post-sovétique.

Les trajets se faisaient en bus, de Copenhague à Berlin, départ vendredi matin à 6h30, retour lundi soir à 22h40. Pourquoi m'attarde-je sur les horaires ? Pour une simple question de calendrier et de fêtes chrétiennes.
Ce qui est amusant à noter, c'est que la facilité avec laquelle on arrive à Copenhague depuis Lund est en règle générale assez déconcertante. On arrive à la gare, on attend pas plus de 20 minutes et on grimpe dans un train qui nous conduit en à peine 45 minutes à l'aéroport, comptez environ 10 minutes de plus pour le centre-ville.

Ce qui est cependant ironique c'est que les jours fériés rendent cette règle quelque peu caduque, à plus forte raison la nuit.

Et se rendre à 6h à Copenhague un jour férié chez les suédois nécessite une grande patience ainsi qu'une préparation appropriée. Leur site voyages-sncf-ikea me disait quelques jours avant que le seul moyen étant de se cogner 3 changements de train pour un voyage d'environ 2h. Mais la veille au soir, la gentille guichetière me dit que non, le seul moyen est de prendre un train à 1h30 pour arriver vers 3h au Danemark. Soit environ 3 heures d'attente en pleine nuit. L'attente en question fut organisée à la hussarde. Après avoir trouvé le point de rendez-vous, se trouver un abri pour patienter. Pas d'abri à proximité. Seul salut possible, se terrer dans un bar ou équivalent en centre-ville.
Le centre-ville était bourré de jeunes célébrant la résurrection du Messie d'une manière que Dominique de Guzmán aurait trouvé assez éloignée des fondamentaux. J'en veux pour preuve l'état du MacDo dans lequel nous cherchions asile, complètement dévasté telle la Russie après le passage de l'ouragan Napoléon au XIXe siècle. Une armée de gens suralcoolisés au comptoir, des déchets partout... Une table presque vide de détritus nous appela au premier étage, nous en fîmes notre base de repli pour un temps. Autour de nous des détritus et une jeune fille endormie dans une position peu confortable entre la banquette et la table et qui a vraisemblablement vomi avant de s'assoupir... Nous ne pûmes rester toute la nuit car cet établissement fermait à 4h, après quoi nous allâmes au Burger King d'à côté qui lui était encore ouvert mais dans un état à peine meilleur. Bien qu'ayant moi-même travaillé plus de deux ans dans des établissements pareils, je n'ai jamais vu ca et plains sincèrement les camarades travailleurs qui ont dû nettoyer après...

Vers 5h30 donc nous repartîmes au point de rendez-vous afin d'espérer dormir enfin dans ce bus, qui bien entendu arriva en retard mais bon, il est quand même arrivé. Je m'assoupis assez rapidement malgré l'inconfort inhérent à ce genre de transports et me réveilla en sursaut quand je vis le bus à l'arrêt après seulement 1h30 de trajet. On était en fait dans un ferry qui allait de je-ne-sais-où à je-sais-pas-non-plus en à peine 1h45. Un accostage et une sieste plus tard et nous arrivâmes à Berlin vers 13h30

Si vous ètes toujours là, vous serez sûrement aussi étonné que, tel un Dostoïevski, j'ai couvert seulement le voyage allé. Peut-être parce que c'était assez épique aussi...

Je peux donc narrer le coeur du sujet, à savoir cette ville chatoyante qu'est Berlin.

Le premier truc qui frappe, c’est la langue. Vous savez ce que c’est, on arrive sur place, boum… En fait, c’est quand on commence à entendre les gens parler, que là… là, on se dit : ch’uis pas chez moi. Cela dit ils font des efforts eux aussi sur l'internationalisation en ce qui concerne le tourisme. Bien généralement les gens parlent anglais, et ce qui me reste de mon allemand du lycée m'a sauvé une ou deux fois quand je tombais sur l'alter égo des francais en France.

Pour résumer, il faut dire que, bien que ce soit assez passionnant, Berlin respire quand même le passé qui nous rend pas fier en tant qu'être humain. La plupart des musées et monuments locaux concernent soit la guerre (les guerres d'ailleurs), soit la période de tension américano-soviétique. Sur ces thèmes, j'ai pu visiter pêle-mêle la porte de Brandenburg, le musée historique de berlin, un ancien bunker anti-atomique, Postdam (le passage sur la conférence de Postdam et le village de vacances du KGB j'entends), le Musée National... Dans beaucoup de cas, quand on lit la bio de l'endroit, on nous explique que ca a été détruit pendant la guerre mais reconstruit depuis. J'étais d'ailleurs dans un hotel juste à coté de l'eglise du souvenir, une église détruite mais pas reconstruite pour que l'on oublie pas que la guerre c'est mal. En même temps, à Berlin, ils ne célèbrent pas vraiment la victoire des alliés, ils la jouent plus profil bas.

Dans un style plus guilleret, il y avait quand même Postdam, très campagne bourgeoise avec sa porte de Brandenburg qu'elle est mieux que celle de Berlin parce que plus belle et plus grande et plus ancienne et tout et tout, ses châteaux, son moulin, ses parcs, son Palais de Sanssouci, il y avait également le château de Charlottenburg et ses rois prussiens qui ne parlaient que le francais parce que l'allemand c'est pour le bas-peuple, et ses pièces remplies de richesses...

Le voyage de retour fut à peine moins mouvementé que l'aller. Bien évidemment impossible de rentrer à Lund parce que le dernier train était à 22h15 et qu'arrivant à 22h40 c'est difficile, donc tant pis, on prend un train pour Malmö et après à Malmö, on a partagé un taxi avec un couple qui, bien qu'autochtone, fut aussi étonné que nous de ne pas trouver de train à cette heure-là...

mardi 7 avril 2009

Des particularités démocratiques du vote dit "à la casserole"

Hier après-midi, j'ai pu participer à l'AG de la nation à laquelle je suis inscrit. Le but principal de ma présence était le suivant : Soutenir mon ami Diogène de Sinope qui briguait le poste de Kurator, c'est à dire grosso-modo président de la Nation.
La réunion était prévue à 18h00(.), quand on voit (.) sur un horaire, cela veut dire spécifiquement 18h00, pas 18h00 plus le quart d'heure académique. Le quart d'heure académique est une tradition ancestrale héritée des anciens vikings probablement qui veut que pour tout rendez-vous fixé a une heure dite, ledit rendez-vous ne commence que 15 minutes après. C'est à rapprocher du quart d'heure toulousain et autres spécificités locales de délais plus ou moins respectés dont on entend parler. La différence que j'ai pu constater c'est qu'ici le quart d'heure académique est institutionnel, à savoir que par exemple lorsqu'un cours est mentionné à 13h00 sur l'emploi du temps, il commence à 13h15. Le quart d'heure académique devient même une demi-heure académique à partir de 20h00.
Donc lorsque vous fixez un rendez-vous, vous devez en tenir compte. Si vous ne souhaitez pas tenir compte du quart d'heure académique, vous devez suffixer l'horaire par (.) pour le préciser. Si après 20h00 vous souhaitez que les gens n'aient "que" 15 minutes de retard, vous suffixez l'horaire par (.), si vous voulez que les gens soient exactement à l'heure, vous suffixez l'horaire par (..). Ca à l'air compliqué comme ca mais on s'y fait, et comme c'est institutionnel, on va pas se plaindre des traditions...

Mais revenons à notre AG.

Comme toute AG, celle-ci était organisée selon un ordre du jour qui, à mon avantage, a été modifié. En effet, l'élection du Kurator était prévue à la fin, elle a été avancée au début. Cela m'arrangait grandement car tout se passait en dialecte local, et que le dialecte local pour moi, c'est du suédois. (La coutume d'Internet veut que j'ajoute ici "LOL", dont acte). Bienveillant envers moi-même, j'étais munis d'un journal satirique me permettant de patienter en attendant le moment propice, c'est à dire le vote. Mais bien que je ne comprenne rien à ce qui se dit, ce n'est pas pour autant que je ne saisis pas ce qui s'y passe, d'autant que des alliés m'expliquaient certains détails quand je leur posait la question.
Le poste de Kurator est un poste administratif à plein temps, réservé à un étudiant, ce qui implique qu'il doive mettre ses études en suspens pendant la durée de son mandat, c'est à dire un an. Bienheureusement il est rétribué et c'est vraisemblablement un atout pour le CV.

La première bizarrerie était ma légitimité ou non à cette réunion. Je croyais que pour y assister (et voter surtout) il fallait simplement être membre de la nation, ce que je suis, or, il faut également être membre d'une Union étudiante (sorte de syndicat si j'ai bien compris (mais pas les syndicats comme en France genre "On n'est pas d'accord" avec les grèves, les barricades et les CRS, des syndicats plus discrets apperemment)). Ne souhaitant pas rentrer sans avoir pu faire exprimer ma voix, j'insistais pour savoir si ce n'était pas possible de devenir membre de l'Union tout de suite avant la réunion (celle-ci commencait dans 10 minutes). Les organisateurs ayant visiblement peu envie de se dépêcher me répondirent que peut-être bien, on a 2/3 trucs à finir et après si on a le temps, on s'occupe de toi. Pour montrer ma volonté, je m'installais sur une chaise et commencais à lire le volatile. Les organisateurs voyant que je n'abandonnerais pas si vite m'ont donné gain de cause et imprimé un papier d'appartenance temporaire à l'Union, ce qui me permet d'assister et de voter à l'AG. Malgré tout, l'appartenance n'est que temporaire et devenir membre permanent ne m'est pas possible dans la mesure où je suis étudiant Erasmus. Ce que je trouve quand même légèrement fort de café. Je n'étais pas au bout de mes surprises...

La deuxième bizarrerie fut la présentation orale des projets des candidats au poste de Kurator. Dans le cas qui nous intérresse ils étaient deux, Diogène et Gargantua. Comme j'ai pu le relater dans une autre histoire, Diogène n'est pas natif d'ici mais a acquis une légitimité ainsi que la nationalité locale, Gargantua est un natif que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam. Lorsqu'un candidat présente son programme, l'autre n'a pas le droit d'être dans la même pièce. Première particularité. Pourquoi ? m'étonnais-je à l'attention de mes alliés. Pour éviter que le second ne pique des idées au premier qui parle. Soit mais pour la déocratie, on repassera. "C'est rapport aux traditions séculaires des nations" me suis-je vu répondre. Soit encore, mais les traditions c'est comme le reste, ca se change...

Ensuite vint le moment du vote à bulletin secret. Chacun remplit sont bulletin en y écrivant soit Gargantua, soit Diogène, soit "je préfère reporter le vote à la prochaine réunion". Ensuite l'actuelle présidente appelle un par un les personnes présentes à la réunion qui répondent par une onomatopée en levant leur bulletin, et deux personnes galopent dans toute la salle pour mettre les bulletins des personnes appelées dans une casserole (j'avoue que j'ai trouvé ca amusant...). Jusqu'ici c'est normal, sauf que le comptage ne se fait pas en public. C'est justifié par le fait que c'est déjà assez long come ca et qu'il faut avancer mais la bienscéance voudrait que si on le souhaite, on assiste au dépouillement pensais-je, apperemment non...

Personne n'ayant eu la majorité au premier tour, un second tour fut organisé, au terme du second tour, Gargantua fut élu au détriment de mon ami Diogène. N'ayant plus grand-chose à faire ici, je pris le large.

Ce fut donc une première expérience enrichissante. Moi qui suis habitué à une démocratie plus vivante, où il n'est pas rare de voir des gens argumenter sur des détails de procédure pendant des heures, mais je trouve ca plutôt normal quand même, un des fondements de la démocratie est que si on le souhaite, on peut changer les règles. Et en général, je n'aime pas que des traditions ancestrales dictent ce que j'ai le droit ou non de faire maintenant sans que je ne puisse m'en plaindre. Avoir des traditions c'est bien, mais avoir le pouvoir de les changer, c'est pas mal non plus...

lundi 6 avril 2009

De l'emploi du temps de haut fonctionnaire

Réunion au sommet vendredi soir avec des amis pour décider qui part où et quand, qu'on puisse s'organiser. En ce qui me concerne, ce sera donc :
  • Berlin le week-end prochain
  • Oslo deux week-ends plus loin
  • La pampa centrale le week-end après
  • puis éventuellement la Pologne et quelques îles éparses
Samedi j'étais (encore) à Copenhague, j'ai eu droit au changement de garde royale notamment, avec ses soldats tout mignons qu'on peut dire ce qu'on veut, ils bronchent pas, comme les anglais.

mercredi 1 avril 2009

Des petites déceptions...

Je viens d'apprendre que je vais devoir repasser l'examen de programmation car le prof s'est aperçu que certains avaient triché. Il n'a bien sûr pas donné de nom mais j'ai ma petite idée...

Du coup, sanction apparemment banale dans ces contrées, tout le monde est convoqué demain matin à 8h pour en remettre une couche. Pas de perdant, tout le monde y a droit.

La double peine étant de vigueur ici, l'examen sera noté sur 25 points au lieu de 40, mais avec toujours 20 points pour passer. Evidemment moi et mes 20 points du premier opus sommes quelque peu sous tension.