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          On dirait le sud...

jeudi 11 juin 2009

De la facon d'enseigner l'impro dans une autre langue que la sienne à des gens dont ce n'est pas plus la langue

J'ai fini par trouver un lieu et des gens pour disperser la connaisance transmise par les sages mangeurs de caribou, et j'ai donc donné hier soir un premier cours d'impro en anglais.

Un grand merci au passage à la Reine Guenièvre qui s'est chargée de toute la partie pas drôle, à savoir recruter du monde.

Sur le modèle des matches d'improvisation qui est la seule technique que je connaisse, j'enseigne l'impro à ce petit groupe. Et c'est jouissif, bien que fortement stressant.
Ca va durer tout le temps que je vais rester ici et cela va permettre d'exporter les raisons pour lesquelles Dieu a crée la Terre et le Ciel, je parle bien évidemment du Chouba. Le Chouba s'exporte ma foi for bien...

Bien malheureusement je ne pense pas que nous pourrons faire un spectacle, pas assez de temps et pas de salle de spectacle visible à l'horizon.

mardi 7 avril 2009

Des particularités démocratiques du vote dit "à la casserole"

Hier après-midi, j'ai pu participer à l'AG de la nation à laquelle je suis inscrit. Le but principal de ma présence était le suivant : Soutenir mon ami Diogène de Sinope qui briguait le poste de Kurator, c'est à dire grosso-modo président de la Nation.
La réunion était prévue à 18h00(.), quand on voit (.) sur un horaire, cela veut dire spécifiquement 18h00, pas 18h00 plus le quart d'heure académique. Le quart d'heure académique est une tradition ancestrale héritée des anciens vikings probablement qui veut que pour tout rendez-vous fixé a une heure dite, ledit rendez-vous ne commence que 15 minutes après. C'est à rapprocher du quart d'heure toulousain et autres spécificités locales de délais plus ou moins respectés dont on entend parler. La différence que j'ai pu constater c'est qu'ici le quart d'heure académique est institutionnel, à savoir que par exemple lorsqu'un cours est mentionné à 13h00 sur l'emploi du temps, il commence à 13h15. Le quart d'heure académique devient même une demi-heure académique à partir de 20h00.
Donc lorsque vous fixez un rendez-vous, vous devez en tenir compte. Si vous ne souhaitez pas tenir compte du quart d'heure académique, vous devez suffixer l'horaire par (.) pour le préciser. Si après 20h00 vous souhaitez que les gens n'aient "que" 15 minutes de retard, vous suffixez l'horaire par (.), si vous voulez que les gens soient exactement à l'heure, vous suffixez l'horaire par (..). Ca à l'air compliqué comme ca mais on s'y fait, et comme c'est institutionnel, on va pas se plaindre des traditions...

Mais revenons à notre AG.

Comme toute AG, celle-ci était organisée selon un ordre du jour qui, à mon avantage, a été modifié. En effet, l'élection du Kurator était prévue à la fin, elle a été avancée au début. Cela m'arrangait grandement car tout se passait en dialecte local, et que le dialecte local pour moi, c'est du suédois. (La coutume d'Internet veut que j'ajoute ici "LOL", dont acte). Bienveillant envers moi-même, j'étais munis d'un journal satirique me permettant de patienter en attendant le moment propice, c'est à dire le vote. Mais bien que je ne comprenne rien à ce qui se dit, ce n'est pas pour autant que je ne saisis pas ce qui s'y passe, d'autant que des alliés m'expliquaient certains détails quand je leur posait la question.
Le poste de Kurator est un poste administratif à plein temps, réservé à un étudiant, ce qui implique qu'il doive mettre ses études en suspens pendant la durée de son mandat, c'est à dire un an. Bienheureusement il est rétribué et c'est vraisemblablement un atout pour le CV.

La première bizarrerie était ma légitimité ou non à cette réunion. Je croyais que pour y assister (et voter surtout) il fallait simplement être membre de la nation, ce que je suis, or, il faut également être membre d'une Union étudiante (sorte de syndicat si j'ai bien compris (mais pas les syndicats comme en France genre "On n'est pas d'accord" avec les grèves, les barricades et les CRS, des syndicats plus discrets apperemment)). Ne souhaitant pas rentrer sans avoir pu faire exprimer ma voix, j'insistais pour savoir si ce n'était pas possible de devenir membre de l'Union tout de suite avant la réunion (celle-ci commencait dans 10 minutes). Les organisateurs ayant visiblement peu envie de se dépêcher me répondirent que peut-être bien, on a 2/3 trucs à finir et après si on a le temps, on s'occupe de toi. Pour montrer ma volonté, je m'installais sur une chaise et commencais à lire le volatile. Les organisateurs voyant que je n'abandonnerais pas si vite m'ont donné gain de cause et imprimé un papier d'appartenance temporaire à l'Union, ce qui me permet d'assister et de voter à l'AG. Malgré tout, l'appartenance n'est que temporaire et devenir membre permanent ne m'est pas possible dans la mesure où je suis étudiant Erasmus. Ce que je trouve quand même légèrement fort de café. Je n'étais pas au bout de mes surprises...

La deuxième bizarrerie fut la présentation orale des projets des candidats au poste de Kurator. Dans le cas qui nous intérresse ils étaient deux, Diogène et Gargantua. Comme j'ai pu le relater dans une autre histoire, Diogène n'est pas natif d'ici mais a acquis une légitimité ainsi que la nationalité locale, Gargantua est un natif que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam. Lorsqu'un candidat présente son programme, l'autre n'a pas le droit d'être dans la même pièce. Première particularité. Pourquoi ? m'étonnais-je à l'attention de mes alliés. Pour éviter que le second ne pique des idées au premier qui parle. Soit mais pour la déocratie, on repassera. "C'est rapport aux traditions séculaires des nations" me suis-je vu répondre. Soit encore, mais les traditions c'est comme le reste, ca se change...

Ensuite vint le moment du vote à bulletin secret. Chacun remplit sont bulletin en y écrivant soit Gargantua, soit Diogène, soit "je préfère reporter le vote à la prochaine réunion". Ensuite l'actuelle présidente appelle un par un les personnes présentes à la réunion qui répondent par une onomatopée en levant leur bulletin, et deux personnes galopent dans toute la salle pour mettre les bulletins des personnes appelées dans une casserole (j'avoue que j'ai trouvé ca amusant...). Jusqu'ici c'est normal, sauf que le comptage ne se fait pas en public. C'est justifié par le fait que c'est déjà assez long come ca et qu'il faut avancer mais la bienscéance voudrait que si on le souhaite, on assiste au dépouillement pensais-je, apperemment non...

Personne n'ayant eu la majorité au premier tour, un second tour fut organisé, au terme du second tour, Gargantua fut élu au détriment de mon ami Diogène. N'ayant plus grand-chose à faire ici, je pris le large.

Ce fut donc une première expérience enrichissante. Moi qui suis habitué à une démocratie plus vivante, où il n'est pas rare de voir des gens argumenter sur des détails de procédure pendant des heures, mais je trouve ca plutôt normal quand même, un des fondements de la démocratie est que si on le souhaite, on peut changer les règles. Et en général, je n'aime pas que des traditions ancestrales dictent ce que j'ai le droit ou non de faire maintenant sans que je ne puisse m'en plaindre. Avoir des traditions c'est bien, mais avoir le pouvoir de les changer, c'est pas mal non plus...

mercredi 11 février 2009

De la facilité à se lever le matin quand on voit ca


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