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          On dirait le sud...

dimanche 21 juin 2009

Des plages et des colliers de fleur

Parmi les particularités culturelles de ce grand pays, il en existe une qui consiste à avoir des veilles de jours fériés où personne ne vient travailler et où tout est fermé. Le Midsummer en fait partie. C'est le jour où l'on célèbre le début de l'été, c'est précis à une vache près parce qu'ils préfèrent fêter ca un samedi plutôt que pile le 21 juin. Mais la veille est également chômée sans que ce soit dit officiellement. Paraît-il que les deux seuls jours correspondant à cette règle sont le reveillon de Noël et la veille du Midsummer, une fête chrétienne et une fête païenne, ca équilibre.

Néanmoins, et bien que je sois dans la partie tropicale de la Suède, en ce moment il n'y a que 2 ou 3 heures de nuit ici, le jour se lève vers 3 heures, c'est beau, et c'est un très bon entraînement pour dormir en plein jour parce qu'ils n'ont pas de volets aux fenêtres.

Traditionnellement, le Midsummer est fêté d'une manière qui nous ferait penser à une joyeuse communauté de hippies. Ca s'habille de couleurs printanières, ca porte des colliers de fleurs et ca danse autour d'un grand feu de bois en chantant. Les jeunes ont évidemment rajouté à ceci une autre occasion de faire la fête. Bien qu'il est vrai que j'ai raté la fête beatnik, à mon grand dam, j'ai participé à une très sympathique soirée. Ca avait lieu à 2 heures de bus de chez moi, c'est à dire environ 60 bornes à vol d'oiseau mais on va pas chipoter, les coins perdus sont quand même bien desservis par les transports régionaux. Tout au bord de la mer, dans un coin plat, mais vraiment plat alors hein. Bien qu'ayant amené mes affaires de plage, je n'ai pas eu le courage de m'y baigner, non pas à cause de la température, mais à cause de l'état de la plage qui regorge de déchets végétaux et y donne une odeur très désagréable, y'a que les mouettes qui aiment.

En ce moment je suis en train d'entendre sur France Info que c'est la fête de la musique ce soir, je souhaite donc une bonne fête de la musique à tous ceux qui en profiteront !

mercredi 6 mai 2009

Des balades en vélo durant un temps printanier

La Suède, bien connue autour de moi n'est pas uniquement constituée par des villes d'étudiants imbibés d'alcool quand ils ne sont pas dépressifs et de villes dont la beauté est relatée ici ou .

Non, la Suède c'est aussi et beaucoup d'ailleurs, des espaces trés boisés et remplis de lacs. D'autant plus apréciables en mai que c'est un beau printemps pas trop froid et pas encore rempli de moustiques gros comme mon bras (taille sujette à caution toutefois).

En l'espèce, il y a notamment les lacs Vänern et Vättern qui font passer le lac de La Ramée pour une flaque tout juste bonne à tremper le chien.
Dans une région donc boisée, je me suis rendu dans la ville d'Huskvarna bien connue puisque rattachée à Jönköping que l'on prononcera Yone shopping, et située vraiment tout en bas du lac Vättern et qui donc constitue un bon QG pour quiconque arriverait de ou repartirait vers Lund.

Qu'il y a-t-il à visiter dans ce coin ? En l'occurence peu pour le tourisme dit culturel mais les amateurs de marche à pieds se régaleront. À la pointe sud du lac Vänern se trouve un château dont la visite en suédois/anglais fut courte mais plaisante. Le reste de la journée consista à flâner sur les berges du même lac...

Ca c'était pour le samedi, le dimanche fut une visite de Gränna et surtout de l'île de Visingsö. Gränna est célèbre pour ses bêtises de Cambrai et Visingsö est célèbre pour sa location de vélo décontractée : T'as pas le cash ? Tu me paieras ce soir, s'pô grave, nan nan, j'veux pas ta carte d'identité. J'te fais pas la visite, les vélos sont là-haut, tu t'sers tout seul.
L'île fait environ 14 km de long, sachant que je l'ai parcourue en entier, j'ai donc fait au moins deux fois 14 km, avec une selle peu avenante, ce qui justifie mes douleurs fessières persistantes.

Les photos comme d'hab coming soon.

PS : Bien qu'encore inachevée, je publie une partie des aventures à Oslo. Ca commence à l'acte I scène 1 et il faut donc le lire en partant du bas et en remontant, l'ordre chronologique inverse d'affichage des pages de ce blog provoquant l'inversion des pages de cette histoire (ben oui, je vais pas écrire la fin avant le début, ca n'aurait pas de sens...).

jeudi 30 avril 2009

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte II, Scène 2

Lieu: Oslo

Acte II
Scène 2
Pas du coté du fusil


Hestia :
Ces forces de l'ordre sous les arbres postés
Pourront sans aucun doute la voie nous indiquer

Ils s'approchent des gens d'armes

Cassandre :
Oh là autochtones, si cela ne vous coûte
Pouvez-vous nous montrer par quelle direction
Nous devrions nous rendre pour voir les belles maisons
Et nous émerveiller de voir ces belles voûtes ?

Un gens d'armes :
Nul doute très chère, voyez-vous cette rue ?
Bien pendant quelques lieues vous devrez l'arpenter
Quand le grand bâtiment sera dans votre vue
Aussitôt sur la droite vous vous engagerez

Cassandre :
Vous ètes fort serviables et je suis à mon aise
Très chaleureusement de vous en remercier

Ajax :
Puis-je vous demander s'il ne vous en déplaise
D'être pris en photo avec vous à coté ?

Le gens d'armes :
C'est là une question certes inhabituelle
Mais positivement je réponds à icelle

Ils poursuivent leur chemin, se promenant dans les rues, ils arrivent devant un palais royal avec des gardes postés devant les entrées

Poséidon :
Aux soldat de la Garde Royale d'Angleterre
Ces gens me font penser, allons-y les distraire
Mettez-vous à coté et faites-y la foire
Pour pouvoir bien remplir cette carte mémoire

Le soldat leur fait signe de ne pas se placer à sa droite, là où il tient son fusil

Dionysos :
C'est une étrange pratique, serait-on soupconnés
De lui vouloir du mal, ou est-il mal luné ?

Hestia :
L'irriter tu ne dois ou gare à son courroux
Telle la foudre du ciel tu subiras le joug

Ils prirent des photos, puis continuèrent leur chemin pendant l'après-midi pour enfin revenir au bateau qui les attendait.

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte II, Scène 1

Lieu: Oslo

Acte II
Scène 1
À la recherche de l'organisation légenendaire


Les belligérants sont enfin arrivés à bon port, ils vont pouvoir s'en donner à coeur joie dans cette capitale à conquérir

Hestia :
Hâtons-nous derechef et ce lieu visiter
De cette belle journée nous pourrons profiter

Ajax :
Peut-on présentement attendre mes amis ?
Promesse dois-je tenir de les attendre ici

Poséidon :
Hé bien soit compagnon, mais nous devrons nous hâter
Car cette ville est grande et nous sommes pressés
Dans cet endroit il y a de belles choses à voir
Et nous devons courir car nous partons ce soir

Le temps passe, mais tout le monde ne vient pas

Ajax :
Les organisateurs, n'ont-ils pas planifié
Avec leur belle plume et leur intelligence
Un petit questionnaire dans leur grande prestance
Pour qu'efficacement nous puissions visiter ?

Cassandre :
Assurément mon cher mais présents ils ne sont
Leur inadaptitude à gérer quelque chose
Il n'est rien de le dire, pour si peu que l'on ose
Dépasse les frontières, mais aussi la raison
Les belles promesses que ces gueux nous ont fait
Sans être un grand devin, ca au moins je le sais
Qu'il ne faut sûrement ne plus compter sur eux
Et dans les grands musées nous poserons les yeux

Ajax :
Mon coeur est en larmes, mais qu'importe, allons-y
Les derniers seront ceux qui apprécieront moins
De visiter ce lieu et auront du chagrin
Bien partons sur le champ vers cette ville si jolie

Ils partirent une dizaine depuis le port

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte I, Scène 3

Lieu: Le bateau

Acte I
Scène 3
Le capitaine et ses matelots


Après avoir vu le coucher de soleil en ne se privant pas de boissons désaltérantes, des personnages se retrouvent aux couchages et choisissent des jeux pour se lier d'amitié

Hestia :
Je connais bien un jeu qui peut nous divertir
Mais les règles devons sans plus attendre sceller
C'est donc avec ces cartes que nous allons jouer
Le gagnant est celui qui seul sans coup férir
Obligera les autres à finir leur breuvage
La meilleure qualité est de se montrer sages

Des règles très tordues nous pourrions ajouter
Comme par exemple, si je tire le Sept
Et que dans mon regard vous souhaitez regarder
De boire vous devrez car vous seriez bien bête

Poséidon :
Ou alors par exemple, si le dix vient à moi
Et qu'une question je pose à l'assemblée présente
S'il est quelqu'un ici que cela ne lui tente
A la question répondre, hé bien boire il devra

Ajax :
Sournois nous sommes vraiment pour avoir une excuse
De ne pas ramener après demain d'ici
Ces boisons fermentées eut égard d'une ruse
Ont été bon marché grâce au Dieu Duty-Free

Le jeu se passe sans plus de précisions, il n'y a pas vraiment de vainqueur, là n'est pas le but

Ajax :
Ci-fait mes bons amis, c'est mon tour d'expliquer
Les règles d'un jeu qui avant que ma vue trouble
C'est le sport national de mes belles contrées
Le but en est très simple, c'est le Capitaine Boob
Enchaîner tous les gestes et les paroles sacrées
Que vous verrez ici, mais une fois seulement
Et vous tous répéter, le plus précisément
Sinon c'est du début que vous repartirez

Dionysos :
Quelle chorégraphie si difficile fût-elle
Je ne puisse refaire, mais hâte-toi mon bel

Ajax :
Le plus dur dans ce jeu, ce n'est pas la prestance
C'est plutôt éviter d'avoir de l'arrogance

Le jeu se passe

Hestia :
Hé bien cher Dionysos, si facile il n'est pas
De vaincre son ivresse, et boire au capitaine
Car pour sûr maintenant, avons la panse pleine
Mais moi j'ai vaincu et toi tu échouas

Pour finir la journée, les héros irons danser au bal populaire situé au dixième pont

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte I, Scène 2

Lieu: Le bateau

Acte I
Scène 2
Le dîner des champions


Après avoir posé son barda, les champions se rendent au mess pour se restaurer

Cerbère :
Vous prendrez place ici, tous sur cette tablée
Mais avant de partir remplir votre bedaine
Dites-moi prestement quelle boison malsaine
Voulez-vous sans payer pour la première tournée ?
Vin blanc ou bien vin rouge, sinon de l'hydromel
Je pourrais vous servir et ce sans plus payer
Mais que la première fois, sans quoi serait querelle

Ajax :
Dont acte, brave homme, j'aurai une roteuse

Patrocle :
De même et sans tarder, du houblon fermenté

Hèra :
Du nectar de raisin, sûrement je prendrai

Déméter :
Moi aussi mais du blanc, et je serai heureuse

Cerbère :
Qu'il en soit ainsi, vous pouvez maintenant
Au buffet vous servir et jouir de ce moment

Plus tard pendant le repas

Ajax :
Holà mon cher ami, pouvez-vous de ce pas
Désaltérer la soif avec de l'eau de pluie ?
Notre corps le réclame, à moi et mes amis

Cerbère :
Bien sûr cher camarade, il en coutera un bras

Ajax :
Par le grand Apollon, celle-là elle est forte
Nous ne souhaitons avoir quelque boisson sacrée
Juste un grand verre d'eau sorti du robinet

Cerbère :
Hé bien votre requête restera lettre morte
L'eau plate de la plèbe, hélas vous n'aurez goutte
A mon corps défendant, même si ca me coûte

Ajax : En apparté à ses amis
Mais quel vil personnage, tout ca pour une boisson
Je lui refuserai toute ma compassion
Bien allons tous ensemble sur le pont profiter
Du beau soleil couchant et nous désaltérer

De l'invasion des fjords qui n'aura pas lieu, Pièce en 3 actes, Acte I, Scène 1

Lieu: Une ville universitaire scandinave

Acte I
Scène 1
Les déboires d'Hécube et les magouilles de Cassandre


Le rassemblement des envahisseurs se passe difficilement, certains ne sont pas marqués sur le registre

Agamemnon :
Par ordre alphabétique vous allez vous placer
Pour pouvoir dans la liste, sans hâte vous trouver

L'armée se divise en petits groupes

Ménélas :
Soldate d'outre mer, dis-moi quel est ton nom ?

Hécube :
Hécube, fille de Cissé, et épouse de Priam
Peux-tu faire sans attendre, pour soulager mon âme
Promptement une marque qui sera la raison
De ma venue ici, et mon départ au loin

Ménélas :
Sans peine jeune dame, mais ton nom n'y est point
Sur ce beau registre dont je suis responsable
Et dont aucune erreur n'est vraiment tolérable

Hécube :
Que me dis-tu, foie jaune ? Quel outrage à mon coeur
Après avoir payé mon tribut aux anciens
Enthousiaste j'étais d'avoir cet honneur
Pouvoir occire l'ennui en un lieu si lointain

Ménélas :
Navré je ne le suis, pour ta pauvre destinée
Tu es seule responsable car moi je suis parfait
Mais si tu souhaites tant du voyage faire partie
Attends prestement là et patiente un moment
Si solution il est, elle sera promptement
Par mon habileté découverte aujourd'hui

Agmemnon : S'adressant à tout le monde
Que tous ceux dont le nom enregistré n'est pas
Avec moi se hâtent pour solution trouver

Dans un coin, Cassandre discute avec Penthésilée
Penthésilée :
D'y aller je n'ai cure, dans ce pays si froid
Ici je souhaite être, c'est plus réjouissant
Mais ma dîme j'ai payé et souhaite un revirement
Tu pourrais sans problèmes te substituer à moi
Usurper ma personne, ainsi au loin te rendre

Cassandre :
Je serais fort émue, pouvoir ta place prendre
Faire un tour au malin, qui m'a lancé un sort
Le rendre ridicule sur son propre terrain
L'identité changeons, discrètement, en sous-main
Tu seras remboursée, je te couvrirai d'or

Ménélas : A Hécube
Tu m'en vois désolé, aucune solution
N'existe pour ton cas sans que je ne soit las
Faire d'effort je ne puis, t'en aller tu le dois

Hécube : Partant dépitée
Vous serez tous maudits sur vingt générations !

vendredi 24 avril 2009

Des aventures scandinaves

Je pars dans quelques minutes prendre le bateau pour Oslo, juste le temps de souhaiter plein de bonnes choses aux Ludiens qui démarrent aujourd'hui le tournoi inter-LUDI sur les deux prochains jours.

J'aurais aimé être avec vous, en même temps je suis content d'aller là où je vais (et toc !).

Promis, je prendrai deux jours de congés pour poster les photos en retard que j'ai promis.

jeudi 16 avril 2009

De l'aventure internationale pour voir ce qui reste de la STASI

Nanti de mes billets de bus et de ma réservation dans une auberge de jeunesse, je parti jeudi soir pour la capitale de l'Allemagne.
Accompagné de deux charmantes amies pour ce voyage, María de las Mercedes de Borbón-Dos Sicilias, ambassadrice d'Espagne Catalanisante et Érato, représentante de la république d'Arménie attachée au ministère de l'économie post-sovétique.

Les trajets se faisaient en bus, de Copenhague à Berlin, départ vendredi matin à 6h30, retour lundi soir à 22h40. Pourquoi m'attarde-je sur les horaires ? Pour une simple question de calendrier et de fêtes chrétiennes.
Ce qui est amusant à noter, c'est que la facilité avec laquelle on arrive à Copenhague depuis Lund est en règle générale assez déconcertante. On arrive à la gare, on attend pas plus de 20 minutes et on grimpe dans un train qui nous conduit en à peine 45 minutes à l'aéroport, comptez environ 10 minutes de plus pour le centre-ville.

Ce qui est cependant ironique c'est que les jours fériés rendent cette règle quelque peu caduque, à plus forte raison la nuit.

Et se rendre à 6h à Copenhague un jour férié chez les suédois nécessite une grande patience ainsi qu'une préparation appropriée. Leur site voyages-sncf-ikea me disait quelques jours avant que le seul moyen étant de se cogner 3 changements de train pour un voyage d'environ 2h. Mais la veille au soir, la gentille guichetière me dit que non, le seul moyen est de prendre un train à 1h30 pour arriver vers 3h au Danemark. Soit environ 3 heures d'attente en pleine nuit. L'attente en question fut organisée à la hussarde. Après avoir trouvé le point de rendez-vous, se trouver un abri pour patienter. Pas d'abri à proximité. Seul salut possible, se terrer dans un bar ou équivalent en centre-ville.
Le centre-ville était bourré de jeunes célébrant la résurrection du Messie d'une manière que Dominique de Guzmán aurait trouvé assez éloignée des fondamentaux. J'en veux pour preuve l'état du MacDo dans lequel nous cherchions asile, complètement dévasté telle la Russie après le passage de l'ouragan Napoléon au XIXe siècle. Une armée de gens suralcoolisés au comptoir, des déchets partout... Une table presque vide de détritus nous appela au premier étage, nous en fîmes notre base de repli pour un temps. Autour de nous des détritus et une jeune fille endormie dans une position peu confortable entre la banquette et la table et qui a vraisemblablement vomi avant de s'assoupir... Nous ne pûmes rester toute la nuit car cet établissement fermait à 4h, après quoi nous allâmes au Burger King d'à côté qui lui était encore ouvert mais dans un état à peine meilleur. Bien qu'ayant moi-même travaillé plus de deux ans dans des établissements pareils, je n'ai jamais vu ca et plains sincèrement les camarades travailleurs qui ont dû nettoyer après...

Vers 5h30 donc nous repartîmes au point de rendez-vous afin d'espérer dormir enfin dans ce bus, qui bien entendu arriva en retard mais bon, il est quand même arrivé. Je m'assoupis assez rapidement malgré l'inconfort inhérent à ce genre de transports et me réveilla en sursaut quand je vis le bus à l'arrêt après seulement 1h30 de trajet. On était en fait dans un ferry qui allait de je-ne-sais-où à je-sais-pas-non-plus en à peine 1h45. Un accostage et une sieste plus tard et nous arrivâmes à Berlin vers 13h30

Si vous ètes toujours là, vous serez sûrement aussi étonné que, tel un Dostoïevski, j'ai couvert seulement le voyage allé. Peut-être parce que c'était assez épique aussi...

Je peux donc narrer le coeur du sujet, à savoir cette ville chatoyante qu'est Berlin.

Le premier truc qui frappe, c’est la langue. Vous savez ce que c’est, on arrive sur place, boum… En fait, c’est quand on commence à entendre les gens parler, que là… là, on se dit : ch’uis pas chez moi. Cela dit ils font des efforts eux aussi sur l'internationalisation en ce qui concerne le tourisme. Bien généralement les gens parlent anglais, et ce qui me reste de mon allemand du lycée m'a sauvé une ou deux fois quand je tombais sur l'alter égo des francais en France.

Pour résumer, il faut dire que, bien que ce soit assez passionnant, Berlin respire quand même le passé qui nous rend pas fier en tant qu'être humain. La plupart des musées et monuments locaux concernent soit la guerre (les guerres d'ailleurs), soit la période de tension américano-soviétique. Sur ces thèmes, j'ai pu visiter pêle-mêle la porte de Brandenburg, le musée historique de berlin, un ancien bunker anti-atomique, Postdam (le passage sur la conférence de Postdam et le village de vacances du KGB j'entends), le Musée National... Dans beaucoup de cas, quand on lit la bio de l'endroit, on nous explique que ca a été détruit pendant la guerre mais reconstruit depuis. J'étais d'ailleurs dans un hotel juste à coté de l'eglise du souvenir, une église détruite mais pas reconstruite pour que l'on oublie pas que la guerre c'est mal. En même temps, à Berlin, ils ne célèbrent pas vraiment la victoire des alliés, ils la jouent plus profil bas.

Dans un style plus guilleret, il y avait quand même Postdam, très campagne bourgeoise avec sa porte de Brandenburg qu'elle est mieux que celle de Berlin parce que plus belle et plus grande et plus ancienne et tout et tout, ses châteaux, son moulin, ses parcs, son Palais de Sanssouci, il y avait également le château de Charlottenburg et ses rois prussiens qui ne parlaient que le francais parce que l'allemand c'est pour le bas-peuple, et ses pièces remplies de richesses...

Le voyage de retour fut à peine moins mouvementé que l'aller. Bien évidemment impossible de rentrer à Lund parce que le dernier train était à 22h15 et qu'arrivant à 22h40 c'est difficile, donc tant pis, on prend un train pour Malmö et après à Malmö, on a partagé un taxi avec un couple qui, bien qu'autochtone, fut aussi étonné que nous de ne pas trouver de train à cette heure-là...

lundi 6 avril 2009

De l'emploi du temps de haut fonctionnaire

Réunion au sommet vendredi soir avec des amis pour décider qui part où et quand, qu'on puisse s'organiser. En ce qui me concerne, ce sera donc :
  • Berlin le week-end prochain
  • Oslo deux week-ends plus loin
  • La pampa centrale le week-end après
  • puis éventuellement la Pologne et quelques îles éparses
Samedi j'étais (encore) à Copenhague, j'ai eu droit au changement de garde royale notamment, avec ses soldats tout mignons qu'on peut dire ce qu'on veut, ils bronchent pas, comme les anglais.

mardi 24 mars 2009

De la grandeur d'une petite statue

La semaine dernière fut passionnante en termes de visites et découvertes, couronné par Copenhague le week-end dernier.

Copenhague est une charmante petite capitale européenne d'environ 500 000 habitants, autant dire la plus grande ville de la zone humainement accessible à partir de là où je me trouve sans passer trop de temps dans les transports.

Les visites effectuées dans cette ville sont donnés plus ou moins dans l'ordre :
  • Le Musée National
  • Le Quartier Latin
  • Le Château de Frederiksborg
  • La statue de la Petite Sirène
  • Le chateau de Rosenborg
  • Re le quartier latin
Le Musée National, assez impressionnant, raconte par le menu l'histoire nationale des premiers hommes jusqu'à pas longtemps avant maintenant. Des squelettes exposés, des explications en anglais, des drakkars, des tapisseries de la renaissance, de quoi passer un bon moment.
Le quartier latin est une belle balade à faire dans des rues piétonnes.
Le Château de Frederiksborg est joli vu de l'exterieur, imposant, toussa, mais pas de visite à l'interieur, le soleil était couché depuis fort longtemps.

Le soir petite balade dans la ville, manger à un petit resto recommandé par le routard où l'on mange des tartines avec plein de bonnes choses dessus. Tellement de bonnes choses que l'on ne peut décemment pas les manger sur le pain. Puis un coup à boire dans un bar. Ce bar a la particularité non négligeable de permettre d'autoriser de tolérer d'abriter des résistants à la cause du fumeur passif, il faut donc que je taise le nom de cet endroit si je ne veux pas passer pour une balance.

Le dimanche était ponctué par d'autres visites tout aussi touristiques telles la statue de la petite sirène.
Wikipedia nous dit : Elle fut commandée en 1909 par Carl Jacobsen, fils du fondateur des brasseries Carlsberg. Elle fut sculptée par Edvard Eriksen, qui utilisa comme modèle sa femme Eline Eriksen, et érigée le 23 août 1913 et n'oublie pas de mentionner La relative petite taille de cette statue. C'est vrai qu'elle n'est pas très grande et que question dimensions, elle rivalise difficilement face à un Big Ben ou une Tour Eiffel.
Beaucoup de gens m'ont d'ailleurs fait part de leur désarroi face à un machin si petit et nécessitant une heure de marche si on vient du centre que c'en est navrant.
Moi je trouve que le jeu en vaut la chandelle. C'est peut-être mon coté maso mais longer le port pour atteindre la petite sirène ne m'a pas spécialement déplu, c'est mignon, on y croise des quartiers poussant à la photomanie, des statues de personnages probablement célèbres mais éteints, et on atteint cette oeuvre érigée au rang de symbole national qui est ma foi la plus belle sculpture du parcours. Les proportions sont harmonieusement respectées, le visage est très beau, et en plus on a droit à se poser la question : Si c'est une sirène, pouquoi voit-on ses jambes jusqu'à environ ses genoux et non pas une queue de poisson depuis les hanches ? Ma théorie à moi est que la statue représente la petite sirène lorsqu'elle sort de la mer et se transforme en humaine pour aller séduire le beau prince qui préférera finalement s'unir avec une autochtone de l'espèce Homo Sapiens et non une naturalisée humaine.
Il n'empêche, ce n'est pas parce que c'est un petit truc commandé par un partisan de l'alcoolémie débridée sur la base d'une histoire tellement triste que Disney a (encore !) changé la fin qu'il faut y aller avec des préjugés.
Bref, je m'égare, mais j'ai beaucoup aimé cette sculpture.

Puis en début d'après-midi fut visité le chateau de Rosenborg qui comporte deux parties: Les étages supérieurs d'où surgissent des tapisseries, des trônes royaux, des porcelaines, des tableaux... Mais fermant à 14h, et quand on arrive a 13h30, il faut se dépêcher (oserais-je ajouter lol). Le sous-sol fermant à 16h, on est de suite moins stressé par l'horaire. Le sous-sol referme des Trésors Royaux de la dynastie. Des bijoux, des armes, des selles de cheval, des joyaux, des couronnes tellement remplies de cailloux qu'on se croirait dans Saturday Night Fever. Mais un régal pour les yeux, visite à conseiller.

Enfin, le quartier latin c'était juste pour finir la balade avant de prendre le train pour rentrer...

Pour conclure, je suis positivement ravi de cette visite. Le seul point noir à déplorer est le fait que Copenhague est hors de prix, à 1h de train de mes penates moins chères, ca fait bizarre...

jeudi 19 mars 2009

De l'exigence de preparer ses visites a l'avance

Je dis cela comme ca parce que j'ai fait deux visites ces derniers jours et que j'ai compris la différence.

Samedi donc je suis allé a Göteborg (prononcez Yoteubor, ca fait plus couleur locale) en voyage organisé. Mais alors vraiment organisé. depart en bus de Lund a 9h15 (plus ou moins le quart d'heure académique), voyage dans une bonne ambiance.
Pour l'anectode, lors de la pause pipi, des rigolos petits mononeuronaux ont décidé qu'il eût été de bon aloi de commencer à acheter de la liqueur et de démarrer la journée comme elle devrait se terminer, c'est à dire au delà du seuil de sobriété. Ce qui n'a pas manqué de modifier l'ambiance dans le bus après ca...
Soit. Nous arrivons a Göteborg vers 12h30, commencons la visite du parc zoologique qui est ma foi fort joli. des canards, des paons, pleins d'animaux qui peuvent se cogner le froid hivernal de ces contrées, mais surtout des élans (appelés Orignal dans nos contrées européennes). Je n'avais pas vu d'élan depuis fort longtemps, je dois dire que c'est particulièrement moche ! Un museau long comme un jour sans pain, un regard vitreux rappelant le dernier James bond quand il a des émotions...

Après cela, nous sommes allé dans le vieux Göteborg visiter ces charmantes rues piétonnes et un fort surélevé qui devait certainement être là pour protéger cette région lorsque les gordes barbares attaquaient. La Suède, le Danemark et la Norvège ont une histoire commune de :
Je t'envahis quelques siècles, après c'est ton tour.
Attendez les mecs, moi aussi je veux jouer !
Après cela on a déambulé en ville, attendant patiemment 19h où l'on devait tous se rassembler pour aller dans un pub jusqu'à 22h pour ensuite aller dans une boîte de nuit qui n'a pas volé son nom : The Sticky Fingers, autrement dit dans la langue de Raffarin : Les doigts collants...
C'étiait effectivement collant cette boîte de nuit, 3 salles :
  1. La salle "Boum Boum"
  2. La salle "Boum Boum Boum"
  3. La salle "Boum Boum Tralala Boum"
Donc 3 ambiances différentes, et dans tous les cas du monde à n'en plus pouvoir, des gros lourds et des tables sur lesquelles diverses boissons ont été renversées par les gros lourds ou des personnes distraites.

Néanmoins, malgré le coté non ludique mais je m'y attendais de la fin de soirée, le journée fut positivement réussie, belles balades, beaux endroits et la découverte d'une chaîne de café snacks appelés Le pain francais dont tous les noms de produits sont en francais, même les lasagnes... N'empêche que voir ce snack ne m'a pas plongé dans la nostalgie : ils servent pas de chocolatine et les serveuses sont aimables. Pour le coté typique, on repassera...

Puis vint le mardi soir où la visite de Malmö était prévue.
Malmö est la troisième ville suédoise, donc c'est assez grand a pieds. Ils disposent du seul gratte-ciel scandinave.
Comment se déplacer à Malmö sans carte: c'est dur ! Voire impossible... La ville a beau être peuplée, y'a pas grand monde et surtout y'a pas de plan nulle part... Donc la soirée s'est soldée par de la marche...
Ce que je retiendrai de Malmö c'est que c'est moins joli que Lund, mais qu'une visite plus préparée et plus approfondie serait judicieuse.

vendredi 27 février 2009

De l'apprentissage progressif des us et coutumes

Ca fait quelques jours que j'ai pas écrit, je m'en excuse.

Je commence à avoir mes marques ici, les découvertes deviennent moins fréquentes, je commence donc une nouvelle étape, je vais moi-même à la découverte du pays. Je me suis inscrit pour dimanche dans un cours de cuisine suédoise (moi non plus je sais pas vraiment ce qu'ils mangent en fait), j'en raconterai plus la semaine prochaine.

De plus, je suis en mision d'infiltration dans les milieux culturels et artistiques de la communauté éudiante pour tenter de créer une sorte de ligue d'improvisation. Espérons que ca marche...

dimanche 8 février 2009

Des vélos et des téléphones portables

Voilà ce qui caractérise le plus cette ville.
Hier samedi, je suis allé faire du shopping et visiter cette charmante petite bourgade, y'a des petites rues pavées très mimi, des cafés, restaurants un peu partout, des kebabs aussi et de la Junk Food mais pas tant que ca. Ils ont quelques églises, une place du marché, bref, du classique quoi.
Mais sinon, tout le monde fait mumuse avec son portable et tout le monde se déplace à vélo. Pour les portables je cherche encore mais pour les vélos, j'ai compris pourquoi: ils ont des champs en plein centre-ville où ils y les font pousser. Apparemment, la récolte sera pour bientôt.
Ah si, un truc pas banal : les magasins ferment à 15h, dur dur...

Champ de vélos